Kiprun Kipride Max : test terrain et avis détaillé
Décathlon frappe fort début 2026 avec la sorties de plusieurs modèles et de vraies ambitions de proposer des modèles qui vont concurrencer, dans toutes les gammes, les plus grands leaders du marché. Parmi elles, la Kiprun Kipride Max, fer de lance de sa toute nouvelle franchise dédiée au daily training.
Pour ce test, nous avons enchaîné 200 kilomètres sur bitume : sorties longues, footings de récupération et quelques séances tempo. L’objectif ? Vous livrer un avis honnête et complet pour savoir si cette chaussure maximaliste vaut ses 150 €.
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Fiche technique : chiffres clés de la Kipride Max
La Kipride Max affiche des caractéristiques qui la placent clairement dans le segment maximaliste. Avec un stack height de 42 mm au talon et 36 mm à l’avant-pied, elle offre une épaisseur généreuse de mousse sous le pied. Le drop de 6 mm reste modéré, ce qui favorise une transition naturelle du talon vers l’avant-pied sans bouleverser la foulée des coureurs habitués aux standards classiques.
Côté poids, la balance affiche 271 g en taille 42 pour la version homme et 226 g pour la version femme. C’est 6 % de moins que l’ancienne KS900.2, un gain appréciable pour une chaussure de ce volume.
La géométrie de la semelle repose sur la nouvelle mousse Softech+, un mélange exclusif EVA/PEBA/OBC qui promet 69 % de retour d’énergie et 34 % d’amorti supplémentaire par rapport au modèle précédent. La tige adopte une maille tricotée 3D en PET recyclé à 98 %, offrant souplesse et respirabilité. Le col 360° et la languette en knit 3D assurent un enveloppement progressif dès l’enfilage. Le système de laçage Fitting Sniper intègre des ailettes latérales qui renforcent le maintien médio-pied sans créer de points de pression.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Poids (homme/femme) | 271 g / 226 g |
| Drop | 6 mm |
| Stack (talon/avant-pied) | 42 mm / 36 mm |
| Mousse | Softech+ (EVA/PEBA/OBC) |
| Tige | Maille tricotée 3D recyclée |
| Prix | 149,99 € |
Cette fiche technique s’inscrit dans la nouvelle stratégie produit de Kiprun, qui confirme l’ambition maximaliste de la marque.
Premières sensations : confort immédiat et prise en main
Chaussage et ajustement précis
Dès le premier enfilage, la Kipride Max m’a surpris. Le col 360° enveloppe le talon et la cheville sans créer de zone de friction, un peu comme si le pied glissait dans un cocon de mousse mémoire. Les ailettes latérales assurent un maintien précis au médio-pied, sans jamais comprimer.
Le système Fitting Sniper permet d’ajuster le serrage en quelques secondes, et j’ai trouvé mon réglage idéal dès la première tentative. Aucune sensation d’étroitesse ni d’espace excessif : la chaussure épouse naturellement la forme du pied.
Premières foulées et point de pression
Les 500 premiers mètres ont confirmé cette première impression de confort immédiat. Contrairement à certaines chaussures qui nécessitent 15 à 25 km de rodage, la Kipride Max offre un amorti sous le pied dès la sortie de boîte. Aucun point de pression détecté, ni sur le dessus du pied, ni au niveau du talon ou des orteils.
J’ai enchaîné un footing de récupération à 5:30/km, puis basculé sur une allure d’endurance fondamentale à 4:50/km : la chaussure s’est adaptée sans transition brutale. Cette polyvalence instantanée est rare dans le segment maximaliste.
Technologie Softech+ : que cache la nouvelle mousse ?
Decathlon frappe fort avec la mousse Softech+, un mélange exclusif qui combine trois matériaux de pointe : EVA, PEBA et OBC. L’EVA (Éthylène-vinyle d’acétate) apporte la structure et la durabilité de base. Le PEBA (Polyéther bloc amide), qu’on trouve généralement dans les « super-shoes », injecte cette légèreté et ce retour d’énergie caractéristiques des chaussures haut de gamme.
L’OBC (Copolymères à blocs d’oléfines) garantit une résilience exceptionnelle, permettant à la mousse de reprendre sa forme foulée après foulée.
Les gains annoncés par Kiprun sont impressionnants. Par rapport à la KS900.2, la Kipride Max affiche +34 % d’amortiet +69 % de retour d’énergie. En pratique, ça se traduit par une sensation de rebond plus marquée sans perdre ce moelleux protecteur sous le pied. Le PEBA corrige l’effet « trop mou » parfois reproché à l’ancienne mousse, tout en conservant un confort généreux.
Côté durabilité, l’OBC joue un rôle clé : il maintient les propriétés d’amorti sur le long terme. Kiprun annonce une tenue dépassant souvent les 800 à 1000 km selon l’usage, ce qui place la Kipride Max dans la fourchette haute du segment maximaliste.
Bénéfices Softech+ vs ancienne mousse :
- Amorti augmenté de 34 % pour mieux encaisser les chocs
- Retour d’énergie de 69 %, proche des modèles premium
- Poids réduit de 6 % malgré un stack plus épais
- Résilience améliorée pour une durée de vie prolongée (800-1000 km)
3 sensations clés en course : amorti, légèreté, dynamisme
1. Amorti maximal pour les sorties longues
L’amorti sous le pied est clairement le point fort de la Kipride Max. Avec ses 42 mm de stack au talon, chaque impact sur le bitume est absorbé avec un moelleux remarquable. Je l’ai testée sur des sorties longues de 20 km et des footings de récupération à 5:30/km : la mousse Softech+ offre une protection exceptionnelle qui préserve les articulations kilomètre après kilomètre. Cette sensation de confort reste constante même au-delà de 90 minutes d’effort, là où certaines chaussures commencent à tasser.
2. Légèreté ressentie malgré le volume
À 271 g en taille 42, la Kipride Max n’est pas une plume sur la balance. Pourtant, aux pieds, la sensation est tout autre. La géométrie de la semelle et la répartition de la mousse créent un ressenti étonnamment aérien pour une maximaliste.
Dès les premières foulées, on oublie rapidement le poids annoncé. Cette légèreté perçue facilite les transitions et évite la fatigue musculaire prématurée, même sur des sorties d’1h30.
3. Dynamisme surprenant au tempo
C’est sans doute la plus belle surprise de ce test. Malgré son profil orienté confort, la Kipride Max répond présent lors des accélérations. J’ai poussé jusqu’à 4:15/km sur plusieurs séquences tempo : la mousse restitue suffisamment d’énergie pour maintenir le rythme sans sensation d’enfoncement. Le drop de 6 mm favorise une transition fluide, et la semelle ne freine pas la propulsion.
Types de séances idéales avec la Kipride Max :
- Sorties longues de 15 à 30 km à allure endurance fondamentale
- Footings de récupération entre 5:00 et 6:00/km
- Entraînements quotidiens à rythme modéré
- Séances tempo jusqu’à 4:00/km (avec réserve au-delà)
Comparatif : Kipride Max face à trois concurrentes
Positionner la Kipride Max dans l’écosystème des chaussures maximalistes, c’est l’occasion de voir où elle brille et où elle laisse des ouvertures à la concurrence. Voici trois duels instructifs.
1. Duel interne : Kipride Max vs KS900.2
La Kipride Max prend le relais de la KS900.2 avec une vraie rupture technologique. Le passage à la mousse Softech+ apporte +34 % d’amorti et +69 % de retour d’énergie par rapport à l’ancienne MFOAM.
Sur la balance, la Kipride Max affiche 271 g (taille 42) contre environ 300 g pour la KS900.2, soit 30 grammes de moins. Le stack grimpe de 39/33 mm à 42/36 mm, offrant plus de protection sans sacrifier le drop de 6 mm.
En revanche, la KS900.2 reste disponible à prix réduit et convient aux coureurs cherchant un amorti généreux sans la technologie premium. Pour qui veut le meilleur de Kiprun, la Kipride Max s’impose naturellement.
2. Combat matelassé : Kipride Max vs Saucony Ride 18
La Saucony Ride 18 joue dans la même cour avec un poids comparable (environ 260 g) et un stack de 37/29 mm, soit 5 mm de moins que la Kipride Max. La Ride 18 mise sur la mousse PWRRUN Plus pour un équilibre polyvalence-dynamisme, là où la Kipride Max privilégie l’amorti maximal.
Côté prix, la Ride 18 affiche 140 $ (environ 130 €) contre 149,99 € pour la Kipride Max, un écart minime. La comparaison penche en faveur de la Kipride Max pour les sorties longues grâce à son volume de mousse supérieur, tandis que la Ride 18 séduit ceux qui recherchent un toucher de route plus direct et une respirabilité optimale.
3. Le match entre les marques
Face à l’Asics Gel-Nimbus 26 (200 €) et à la Hoka Clifton 10 (160 €), la Kipride Max joue la carte du rapport qualité-prix. La Nimbus propose PureGEL et FF BLAST PLUS ECO pour un confort premium, mais pèse plus lourd et coûte 50 € de plus.
La Clifton 10 affiche un stack de 44 mm (encore plus maximaliste) et une légèreté remarquable, mais sa mousse CMEVA classique manque de punch comparée au Softech+. Le tableau ci-dessous résume les forces de chacune :
| Modèle | Poids (42) | Stack (mm) | Prix | Sensations clés |
|---|---|---|---|---|
| Kipride Max | 271 g | 42/36 | 149,99 € | Amorti/dynamisme équilibré |
| KS900.2 | 300 g | 39/33 | ~100 € | Confort maximal, moins réactif |
| Saucony Ride 18 | ~260 g | 37/29 | ~150 € | Polyvalent, confort |
| Nimbus 28 | ~290 g | ~41/33 | 200 € | Premium, très moelleux |
| Clifton 10 | ~250 g | 44/39 | 160 € | Plus de rigidité, moins de rebond, moins de confort |
Pour quels profils et quelles distances ?
La Kipride Max s’adresse avant tout aux coureurs réguliers qui enchaînent trois à cinq sorties hebdomadaires et cherche une paire polyvalente pour leur entraînement quotidien. Son amorti généreux la rend particulièrement adaptée aux coureurs de gabarit moyen à lourd (à partir de 70 kg) qui ont besoin de protection sur les longues distances.
Si vous avez une foulée neutre, sans tendance prononcée à la pronation ou à la supination, cette chaussure vous conviendra parfaitement.
Côté distances, la Kipride Max excelle dans le daily training : footings de récupération, sorties en endurance fondamentale et même séances au seuil. Elle trouve son terrain de prédilection sur les sorties longues de 15 à 30 km, où son amorti sous le pied fait toute la différence.
Pour les débutants qui se lancent dans leur premier marathon, elle représente une option sécurisante qui pardonne les erreurs de foulée et protège les articulations. En revanche, si vous visez des chronos serrés sur 10 km ou recherchez une chaussure ultra-dynamique pour vos fractionnés, orientez-vous vers un modèle plus léger et réactif.
Verdict après 200 km
Après avoir avalé 200 kilomètres dans la Kipride Max, nous pouvons affirmer une chose : c’est un modèle accueillant qui tient ses promesses de confort maximal. L’amorti reste généreux même après plusieurs semaines d’utilisation, et la mousse Softech+ n’a montré aucun signe d’affaissement prématuré. La polyvalence est réelle : dès les premières foulées en récupération jusqu’aux sorties longues à allure marathon, elle encaisse tout avec la même douceur.
Côté performances, elle surprend agréablement au tempo, là où d’autres maximalistes s’essoufflent. Quelques points perfectibles cependant : le poids se fait sentir sur les séances rapides, et le maintien de l’avant-pied pourrait être plus précis pour les coureurs exigeants.
Notre recommandation : si vous cherchez une chaussure d’entraînement quotidien capable d’enchaîner les kilomètres sans fatigue, la Kipride Max mérite clairement sa place dans votre rotation. À 150 €, elle offre un rapport confort-prix difficile à battre sur le segment maximaliste.
FAQ
Quel est le poids exact de la Kiprun Kipride Max ?
La Kipride Max affiche 271 g en taille 42 pour homme et 226 g en taille 38 pour femme. C’est un poids remarquable pour une chaussure maximaliste dotée de 42 mm de mousse sous le talon. À titre de comparaison, elle se place bien en dessous de la Nimbus 27 (305 g) et juste sous la Nike Vomero Plus (273 g), ce qui en fait l’une des références les plus légères du segment maximaliste.
La chaussure convient-elle aux sorties de récupération ?
Absolument. L’amorti moelleux de la Softech+ et le stack généreux de 42 mm absorbent parfaitement les chocs lors des footings lents. La sensation sous le pied est enveloppante sans être pâteuse, ce qui permet de relâcher complètement la foulée. C’est même l’un des usages où la Kipride Max excelle le plus, offrant ce confort immédiat recherché après une séance intense ou une sortie longue.
Quel drop propose la Kipride Max ?
La chaussure affiche un drop de 6 mm (42 mm au talon, 36 mm à l’avant-pied). Cette différence modérée favorise une foulée naturelle et convient à la majorité des coureurs, qu’ils attaquent par le talon ou le médio-pied. Ce drop intermédiaire permet de profiter du volume de mousse sans basculer vers une géométrie trop inclinée, garantissant polyvalence et confort sur toutes les allures d’entraînement.
Combien de kilomètres peut-on espérer avant usure ?
Vous pouvez tabler sur une fourchette de 600 à 800 km selon votre poids, votre foulée et les surfaces fréquentées. La mousse Softech+ est conçue pour durer, et les premiers retours terrain confirment une bonne résilience de la semelle. Suivez l’usure visuelle de la gomme externe et la perte de rebond : quand l’amorti vous semble moins réactif, c’est le moment de renouveler.
La Kipride Max taille-t-elle grand ou petit ?
La Kipride Max taille plutôt fidèle au standard du segment maximaliste. Si vous portez habituellement du 42, restez sur cette pointure. La tige en maille tricotée 3D offre une bonne adaptabilité, et le système Fitting Sniper permet d’ajuster le serrage selon vos préférences. En cas de doute entre deux tailles, privilégiez la demi-pointure supérieure pour garantir l’espace nécessaire en phase d’appui et éviter tout point de pression à l’avant-pied.
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