Adidas Adizero Adios Pro 2
Adidas Pour la compet Route Testing

Adidas Adizero Adios Pro 2

Si Adidas devait décrire son Adizero Adios Pro 2, elle pourrait dire : « La même en mieux.« 

Et pour le coup, contrairement  à sa Vaporfly Next% 2 qui ressemble quand même très fortement à la première version, la marque aux 3 bandes a apporté d’importantes (et plaisantes) nouveautés à son modèle phare. 

La 1ère version (NDLR : nous avions déjà fait une revue de l’Adizero Adios Pro ici)  avait déjà fait sensation dans le petit monde de la course à pied, notamment après que la Kényane Peres Jepchirchir ait battu le record du monde du semi-marathon en septembre 2020, puis que son compatriote Kibiwott Kandie fasse de même chez les hommes, réalisant un chrono stratosphérique de 5 minutes 32 à Valence en décembre dernier.

L’équipementier allemand partait donc d’une base très solide au moment de mettre à jour le modèle.

Sans surprise, les fondations technologiques de la chaussure demeurent identiques : 

Les « energy rods » : ces tiges en carbone (substituts à l’habituelle plaque) sont de nouveau positionnés à l’avant de la semelle, pour accompagner les mouvements des métatarses et donc amplifier le rendu énergétique de la foulée. La nouvelle version de la semelle intermédiaire rend désormais ces tiges visibles à l’oeil. Niveau design on trouve ça pas mal. Il paraîtrait aussi que ces tiges ont été renforcées pour augmenter la durée de vie de la paire. On n’a pas encore assez de recul pour le dire. N’hésitez pas à nous dire combien de km a votre paire si vous avez la version 1 !

L’Adizero Adios Pro 2 bénéficie aussi de deux épaisseurs de semelle intermédiaire en mousse Lightstrike Pro remodelée. Rien à redire de ce côté-là, le rendu énergétique est avéré. On court plus rapidement, plus longtemps, avec moins de fatigue musculaire. La « propulsion » sur l’Adios Pro est néanmoins quelque peu différente d’autres modèles « next gen », que ce soit la Vaporfly ou la Metaspeed Sky d’Asics. On ressent moins d’effet « rebond » ou « trampoline », mais plus une bascule vers l’avant. C’est assez difficile à décrire. La chaussure est moins « bouncy » et plus rigide donc… Ce qui peut de facto plus plaire à ceux qui ne sont pas fans de cette sensation de rebond/ressort prononcée chez les modèles concurrents.

L’empeigne « Celermesh 2.0 » est plus fin et plus agréable que sur la 1. Il est aussi selon nous mieux ajusté. Sa transparence donne un look sympathique.

Au niveau du talon on retrouve une plaque composée d’un mélange de nylon et de carbone, là aussi associés à la mousse Lightstrike Pro, pour booster le retour d’énergie.

Modification importante et très agréable : la semelle extérieure est désormais composée de caoutchouc Continental™ (comme c’était le cas sur beaucoup de modèles Adidas mais pas sur la version 1). L’accroche est donc bien meilleure et cela se ressent sur la stabilité de la chaussure. La version 1 n’était pas hyper agréable sur route mouillée, de part sa semelle lisse, elle pouvait glisser, désormais ce n’est plus du tout le cas. La semelle adhère très bien et ne glisse pas. La structure du talon a, aussi été revue pour favoriser un meilleur maintien du pied à l’aide d’un dispositif anti-dérapant. Le matériau utilisé sur la 1ère version a lui été assoupli pour plus de confort (on le ressent surtout sur des longues distances).

POUR QUEL TYPE DE COURSE ?

Selon nous, sur la version 1 il y avait mieux pour des distances « courtes » comme du 5km ou du 10km. C’est moins vrai sur la version 2, même si la Metaspeed Sky ou la Vaporfly nous semblent un peu plus efficaces sur courtes distances.

La Adios Pro 2 est une paire de compétition pour courses sur route, du 10km/semi au marathon. Comme on l’avait dit sur la version 1, il vaut mieux que vous réserviez cette paire pour de grandes occasions (compétition, grosse séance spécifique d’avant compétition ou tempo run/sortie longue) pour ne pas trop l’user et pour faire travailler votre pied différemment.

Nous avions dit sur la version 1 concernant le revêtement : « On conseillera de se limiter au bitume, elle a vraiment été conçue pour cela. Elle est de toute façon interdite pour les compétitions sur piste et vous n’aurez sans doute pas envie d’aller les salir dans la boue sur des spé cross. » Notre avis n’a pas changé.

Enfin, pour des séances sur piste, on conseillera d’utiliser plutôt des Adios 6, moins imposantes et plus légères. Les Adios Pro 2 sont faites pour les longues lignes droites bitumées.

Poids : 225g en 42 2/3 (contre 202 pour une Next%)
Drop : 8mm

Terrain : Route 

Prix : 197€ au lieu de 220 via The Running Collective 

L’AVIS DE L’ATHLÈTE

MON AVIS : 

«  Ancien sprinteur reconverti en demi-fondeur (depuis le mois de septembre) je découvre là un tout autre univers. Habitué à la marque Adidas, je me suis au départ tourné vers les Adios Pro 2 pour moins me cramer sur les séances de seuil ou les fartlek longs sur route que je ne faisais jamais en sprint. Cela faisait un moment que j’entendais parler des chaussures nouvelle génération et je n’ai pas été déçu. Ces Adios m’ont bien aidé sur des séances comme 4×5 minutes allure 10km, recup 1′. Elles m’ont aidé à prendre du plaisir sur ces longues séances sur route que je redoutais, moi plus habitué aux recups marchées de 5 minutes et au 150m en sprint.

C’est une paire que j’adore. Elle procure une sensation de légèreté : quand je pose mon appui, je ne sens pas l’impact du sol comparé à d’autres chaussures : le pied se déroule tout seul avec vraie propulsion vers l’avant. Ça « répond » bien comme on dit. J’arrive à aller vite en dépensant moins d’énergie.

Je l’utilise sur toutes les séances qui impliquent de courir longtemps sur route et évidemment sur mon prochain 5km (#cestlongcomparéau400) »

LES + : 
  • Légèreté, propulsion, économie d’énergie
  • Super amorti, pas de courbatures le lendemain des séances (vrai +)
  • Design
  • Prix (moins cher que Nike ou Asics !)
LES – : 
  • De mon côté je ne lui en vois pas mais je pense que c’est une chaussure qui nécessite d’avoir un peu d’expérience de course, de « savoir courir » pour être maîtrisée. Ce n’est pas vraiment un « – » donc mais je pense qu’il faut le souligner. Elles nécessitent de s’entraîner un minimum pour ressentir le gain. Pour quelqu’un qui court 1 ou 2 fois par semaine elle ne servira selon moi pas à grand chose.
LA NOTE D’ELRIC : 20/20.

Maintenant j’aime le seuil.

Elric Bertin, athlète depuis 12 ans.
DISCIPLINE : coureur de 400m (49.07) et de 400m haies (54.59) reconverti récemment en apprenti coureur de 800m #objectifsub2 (et de 5km pour ce début de saison)
 
Adidas Adizero Adios Pro 2