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Table des matières

La distance du marathon : l'étonnant voyage vers 42,195 km

Pourquoi la distance du marathon fait-elle EXACTEMENT 42,195 km ? Cette précision au mètre près intrigue chaque coureur qui se lance dans l’aventure. Des milliers d’athlètes alignés sur la ligne de départ, tous face au même défi : parcourir cette distance mythique née d’une légende antique, standardisée par un caprice royal. Nous allons explorer l’histoire fascinante de ces 42,195 km, leur standardisation mondiale, les mythes qui les entourent et comment s’y préparer.

Définition et mesures officielles du marathon

Définition du marathon selon World Athletics

Le marathon est une course de fond qui se déroule principalement sur route et fait partie intégrante des disciplines d’athlétisme reconnues par World Athletics, l’instance internationale qui régit ce sport. Cette épreuve figure au programme olympique depuis 1896 et représente l’une des courses les plus emblématiques de l’athlétisme mondial.

World Athletics définit le marathon comme une course sur une distance exacte de 42,195 kilomètres, soit 26 miles et 385 yards. L’organisme précise que cette distance doit être respectée avec une tolérance maximale de seulement 42 mètres en excès, ce qui témoigne de la rigueur imposée aux organisateurs du monde entier.

Distance en kilomètres et en miles

La distance du marathon s’exprime différemment selon les systèmes de mesure utilisés dans le monde. En système métrique, elle correspond à 42,195 km, tandis qu’en système impérial, on parle de 26 miles et 385 yards, soit plus précisément 26,2187 miles.

Cette double appellation permet aux coureurs de tous les pays de se repérer facilement. Aux États-Unis ou au Royaume-Uni, vous entendrez souvent parler du « 26,2 miles », une formule devenue aussi iconique que les 42,195 km en Europe. Voici un tableau de conversion pour visualiser ces équivalences :

KilomètresMilesYards
42,195 km26,2187 miles46 145 yards
21,0975 km (semi)13,1094 miles23 073 yards
10 km6,2137 miles10 936 yards

Longueur d'un marathon : la règle officielle

Depuis mai 1921, la Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAAF), aujourd’hui World Athletics, a imposé 42,195 km comme distance officielle pour tous les marathons. Cette standardisation garantit que chaque course labellisée respecte exactement la même longueur, permettant ainsi des comparaisons fiables entre les performances réalisées aux quatre coins du globe.

Pour valider un parcours, les organisateurs doivent faire appel à un mesureur agréé qui utilise la méthode du vélo calibré. Ce professionnel certifie que le tracé respecte la distance réglementaire avec une marge d’erreur inférieure à 0,1 %, soit 42 mètres maximum pour un marathon. Cette précision millimétrée assure l’équité entre les coureurs et la validité des records.

Marathon race distance worldwide

Que vous couriez à Paris, New York, Tokyo ou Nairobi, la distance du marathon reste identique : 42,195 km. Cette cohérence mondiale fait la force de l’épreuve et permet à un coureur français de comparer son chrono avec celui d’un athlète kenyan ou américain sans aucune ambiguïté.

Les parcours peuvent varier en termes de dénivelé, de revêtement ou de conditions climatiques, mais la distance demeure le dénominateur commun. C’est cette universalité qui fait du marathon une épreuve véritablement internationale, où chaque finisher rejoint la même famille de coureurs ayant accompli exactement le même effort de distance.

42 km 195 m : une précision millimétrée

Pourquoi cette exactitude au mètre près ? Parce que la moindre variation de distance peut influencer significativement les performances et les records. Un parcours de 42 km tout rond ferait perdre 195 mètres aux coureurs, soit environ 30 à 45 secondes pour un marathonien élite.

Les mesureurs ajoutent même un facteur de prévention de « parcours court » d’environ un mètre par kilomètre lors de leurs relevés, pour garantir que les coureurs ne parcourent jamais une distance inférieure à 42,195 km. Cette rigueur technique, invisible pour le grand public, protège l’intégrité de l’épreuve et assure que chaque record homologué a bien été établi sur la distance réglementaire.

Origine antique de la distance du marathon

La légende de Philippidès

Tout commence avec un messager grec dont le nom même fait débat. Hérodote, l’historien du Ve siècle avant J.-C., parle d’un certain Phidippidès, un hémérodrome (coureur professionnel) envoyé à Sparte pour demander des renforts avant la bataille. Mais c’est le rhéteur Lucien de Samosate, bien plus tard au IIe siècle après J.-C., qui forge le récit que nous connaissons aujourd’hui : un messager courant de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire, s’écroulant après avoir délivré son message.

Cette confusion entre deux exploits distincts a donné naissance au mythe de Philippidès. Dans l’imaginaire collectif, ce coureur incarne désormais le sacrifice ultime au service de sa cité. Selon la légende, il aurait parcouru environ 40 kilomètres d’une traite pour crier « Nenikékamen ! » (« Nous avons vaincu ! ») avant de mourir d’épuisement. Un récit qui, bien que romancé, a profondément marqué l’histoire du sport.

La bataille de Marathon : contexte et portée

En septembre 490 avant J.-C., la plaine côtière de Marathon, à environ 40 kilomètres au nord-est d’Athènes, devient le théâtre d’un affrontement décisif. L’Empire perse de Darius Ier débarque 25 000 hommes sur cette longue plage, bien décidé à étendre son hégémonie sur le monde grec. Face à eux, 9 000 hoplites athéniens et 1 000 alliés platéens s’apprêtent à défendre leur terre.

Contre toute attente, les Grecs remportent une victoire éclatante grâce à une stratégie audacieuse menée par le général Miltiade. Cette bataille marque un tournant dans l’histoire antique : elle stoppe net la première invasion perse et affirme la puissance d’Athènes. Plus qu’un simple succès militaire, Marathon devient un symbole de résistance et de dépassement qui résonnera à travers les siècles. C’est cette portée mythique qui inspirera, bien plus tard, la création d’une épreuve sportive à sa mesure.

Les premiers Jeux olympiques de 1896 à Athènes

Lorsque Pierre de Coubertin relance les Jeux olympiques en 1896, c’est un philologue français, Michel Bréal, qui propose d’y intégrer une course commémorant l’exploit légendaire de Philippidès. Dans une lettre envoyée à Coubertin le 15 septembre 1894, Bréal suggère d’organiser une « course de Marathon » et offre même une coupe d’argent au vainqueur.

Le 10 avril 1896, dix-sept athlètes (treize Grecs et quatre étrangers) s’élancent depuis la ville de Marathon vers le stade panathénaïque d’Athènes. La distance parcourue ? Environ 40 kilomètres, légèrement variable selon les sources. C’est le berger grec Spyrídon Loúis qui franchit le premier la ligne d’arrivée sous les acclamations d’un stade en délire. Cette victoire locale transforme immédiatement le marathon en épreuve reine des Jeux, chargée d’une dimension patriotique et émotionnelle unique.

Dates clés :

ÉvénementDate
Bataille de MarathonSeptembre 490 av. J.-C.
Lettre de Michel Bréal à Coubertin15 septembre 1894
Premier marathon olympique à Athènes10 avril 1896

De Londres 1908 à la standardisation de 42,195 km

Les choix du comité d'organisation londonien

Lorsque Londres hérite de l’organisation des Jeux de 1908 (initialement prévus à Rome), le comité britannique doit rapidement définir un parcours de marathon. La décision initiale prévoit environ 25 à 26 miles, mais un souhait particulier de la famille royale va tout changer. Les enfants du roi Édouard VII veulent assister au départ depuis les fenêtres de la nursery du château de Windsor. Cette exigence protocolaire impose de faire partir les coureurs depuis la pelouse Est du château, ajoutant des centaines de mètres au tracé prévu.

L’arrivée, elle aussi, subit un ajustement de dernière minute. On souhaite que la course se termine devant la loge royale du White City Stadium à Shepherd’s Bush, où le roi sera présent. Ces deux contraintes royales transforment ce qui devait être une distance arrondie en un parcours très précis : 26 miles plus 385 yards sur la piste du stade.

Du château de Windsor au White City Stadium

Le tracé définitif du marathon de 1908 traverse une douzaine de localités anglaises. Depuis Windsor, les coureurs filent vers l’est en passant par Eton, Slough, Langley, Uxbridge, Ickenham, Ruislip, Harrow, Sudbury, Wembley, Willesden et Wormwood Scrubs avant d’atteindre le stade londonien. Ce parcours vallonné, mesuré avec les moyens de l’époque, totalise environ 42 kilomètres en ligne droite.

La fameuse rallonge de 195 mètres correspond à la portion finale dans le stade olympique. Au lieu d’un tour complet de piste (536 mètres), les organisateurs réduisent la distance intérieure à 352 mètres (385 yards) pour que l’arrivée tombe exactement face à la tribune royale. Cette modification technique, destinée à satisfaire le protocole, va paradoxalement créer la distance la plus célèbre de l’athlétisme mondial.

Étape du parcours 1908Distance approximative
Château de Windsor → Slough8 km
Slough → Uxbridge12 km
Uxbridge → Wembley14 km
Wembley → White City Stadium8 km
Portion finale dans le stade195 m (385 yards)

L'adoption définitive par la Fédération en 1921

Après Londres, la distance marathon varie encore lors des éditions suivantes : 40,2 km à Stockholm en 1912, puis 42,75 km à Anvers en 1920. Cette instabilité pose problème pour comparer les performances et établir des records fiables. En mai 1921, la Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAAF), fondée neuf ans plus tôt, décide de mettre fin à cette confusion.

L’IAAF choisit d’imposer la distance londonienne de 1908 comme norme universelle : 42,195 kilomètres exactement. Plusieurs raisons motivent ce choix. D’abord, le marathon de Londres reste gravé dans les mémoires grâce au drame de Dorando Pietri, cet Italien effondré plusieurs fois dans le stade avant d’être disqualifié pour avoir reçu de l’aide. Ensuite, cette distance offre un compromis acceptable entre les 40 km d’Athènes 1896 et les tentatives d’allongement ultérieures. Depuis 1921, tous les marathons officiels du monde respectent cette mesure au mètre près, validée aujourd’hui par World Athletics (nouveau nom de l’IAAF depuis 2019). Ce qui était né d’un caprice royal est devenu l’étalon-or de l’endurance athlétique.

Autres distances emblématiques de course sur route

Le marathon n’est pas la seule distance qui passionne les coureurs. Entre la recherche d’un défi accessible et l’envie de repousser toujours plus loin les limites, d’autres formats se sont imposés sur les routes du monde entier. Que vous cherchiez à débuter en douceur ou à explorer l’ultra-distance, voici un panorama des distances alternatives qui structurent la course à pied moderne.

Le semi-marathon : 21,097 km

Le semi-marathon représente exactement la moitié d’un marathon, soit 21,097 km (ou 21,0975 km dans sa notation la plus précise). Cette distance du semi-marathon s’est imposée comme une discipline officielle dans les années 1990, offrant un compromis idéal entre défi sportif et accessibilité.

Contrairement au marathon, vous ne rencontrerez pas le redouté « mur du 30ᵉ kilomètre » provoqué par l’épuisement du glycogène musculaire. La fatigue reste gérable et la préparation moins exigeante : là où un marathon demande 12 à 16 semaines d’entraînement structuré, un semi peut se préparer en 8 à 10 semaines pour un coureur déjà actif. Un coureur de 70 kg dépense environ 1 500 kcal sur cette distance, contre près de 3 000 kcal sur marathon.

L’ultra-marathon : au-delà des 42 km

Dès que vous franchissez la barre des 42,195 km, vous entrez dans l’univers de l’ultra-marathon. Les formats les plus courants commencent à 50 km (31 miles) et grimpent jusqu’à 100 km, 100 miles (161 km) ou même des courses par étapes comme le Marathon des Sables (250 km répartis sur six jours au Maroc). L’International Association of Ultrarunners organise des championnats du monde sur 50 km et 100 km, distances désormais reconnues par World Athletics.

Ces épreuves connaissent une popularité croissante : le Comrades Marathon en Afrique du Sud accueille plus de 10 000 finishers chaque année. La distance ultra-marathon exige une préparation radicalement différente, avec un kilométrage hebdomadaire souvent supérieur à 100 km, des sorties longues de 40 à 50 km et une gestion fine de la nutrition en course. Le temps de récupération s’étire aussi : comptez plusieurs semaines après un 100 km, là où une dizaine de jours suffisent après un semi.

Half marathon distance vs marathon

Comparer ces deux formats révèle des différences bien plus profondes qu’un simple facteur deux. Sur semi, vous courez principalement en aérobie, sans accumulation importante d’acide lactique, à une allure proche de votre seuil anaérobie. Sur marathon, la gestion des réserves énergétiques devient cruciale : vos stocks de glycogène s’épuisent progressivement, imposant une stratégie nutritionnelle précise dès le 20ᵉ km. Le tableau ci-dessous illustre ces écarts :

DistanceDurée moyenne (coureur amateur)Dépense énergétique (70 kg)Récupération complète
Semi-marathon (21,097 km)1h45–2h15~1 500 kcal7–10 jours
Marathon (42,195 km)3h30–4h30~3 000 kcal3–4 semaines
Ultra 50 km4h30–6h~3 500 kcal4–6 semaines
Ultra 100 km9h–14h~7 000 kcal6–10 semaines

Choisir sa distance, c’est aussi choisir son rapport à la course à pied : le semi séduit par sa convivialité et sa relative rapidité de préparation, le marathon reste l’épreuve reine du dépassement de soi, tandis que l’ultra attire ceux qui cherchent l’aventure et la communion avec l’effort long.

Marathons mythiques et leurs parcours emblématiques

Marathon de Paris : 42,195 km au cœur de la capitale

Le Marathon de Paris vous emmène au cœur de l’histoire française sur ses 42,195 km réglementaires. Départ prestigieux depuis les Champs-Élysées, passage devant le palais Garnier, le Louvre, la Bastille et la place de la Nation, avant une incursion dans le bois de Vincennes puis le bois de Boulogne. L’arrivée triomphale se déroule avenue Foch, à deux pas de l’Arc de Triomphe.

Contrairement à l’idée reçue du « marathon plat », le parcours parisien affiche 292 mètres de dénivelé positif. Les faux plats, les tunnels et les derniers kilomètres vallonnés dans le bois exigent une stratégie solide et une gestion fine de l’effort. Plus de 55 000 coureurs s’élancent chaque année sous les encouragements d’un public passionné qui transforme la capitale en stade géant.

Marathon de Boston : la plus ancienne course moderne

Créé en 1897, le Marathon de Boston reste la doyenne des courses annuelles et l’épreuve la plus sélective au monde. Son parcours point-to-point relie Hopkinton à Copley Square en traversant huit villes du Massachusetts, avec un profil globalement descendant mais ponctué de montées redoutables, dont les fameuses « Heartbreak Hills » entre les kilomètres 32 et 34.

Pour espérer fouler ce tracé mythique, vous devez présenter un temps qualificatif strict : 3 h pour les hommes de 18 à 34 ans, 3 h 30 pour les femmes de la même catégorie. Mais attention, réaliser le minima ne garantit rien. Face à plus de 33 000 candidatures pour environ 30 000 places, il faut souvent courir 5 à 6 minutes plus vite que le temps requis pour être retenu. Boston récompense l’excellence et la persévérance.

Marathon de New York : cinq boroughs, une seule arrivée

Le TCS New York City Marathon est le plus grand marathon du monde avec près de 60 000 finishers chaque année. Depuis 1976, son parcours légendaire traverse les cinq arrondissements de la ville : départ à Staten Island, passage du pont Verrazzano-Narrows, traversée de Brooklyn et Queens, brève incursion dans le Bronx, puis retour à Manhattan pour une arrivée magique dans Central Park.

Les cinq franchissements de ponts et les derniers kilomètres vallonnés dans le parc rendent le tracé exigeant malgré son caractère urbain. L’ambiance y est incomparable : près de deux millions de spectateurs bordent les rues, créant une vague sonore qui vous porte du premier au dernier mètre. New York reste accessible par loterie, collecte de fonds ou qualification (2 h 53 pour les hommes de 18 à 34 ans, 3 h 13 pour les femmes).

Temps de qualification pour les marathons majeurs (18-34 ans) :

  • Marathon de Paris : Pas de temps qualificatif, inscription par loterie ou garantie via partenaires.
  • Marathon de Boston : 3 h 00 (hommes), 3 h 30 (femmes) – mais il faut souvent 5 min de marge pour être retenu.
  • Marathon de New York : 2 h 53 (hommes), 3 h 13 (femmes) pour garantir l’entrée hors loterie.
  • Marathon de Berlin : 2 h 55 (hommes), 3 h 40 (femmes) pour l’entrée garantie.
  • Marathon de Londres : 3 h 05 (hommes 16-29 ans), 3 h 35 (femmes 16-29 ans).

Coureurs de légende et records sur la distance

Abebe Bikila : le pionnier pieds nus

En septembre 1960, aux Jeux olympiques de Rome, un garde impérial éthiopien nommé Abebe Bikila entre dans l’histoire en remportant le marathon pieds nus. À 28 ans, il parcourt les 42,195 km en 2h15’16, établissant un nouveau record du monde sur un parcours qui longe les merveilles de la Rome antique.

L’image de ce coureur pieds nus franchissant la ligne d’arrivée sous l’Arc de Constantin restera gravée dans les mémoires. Quatre ans plus tard, à Tokyo, Bikila récidive et devient le premier athlète à remporter deux fois consécutives l’or olympique du marathon, cette fois-ci chaussé. Son exploit de Rome a ouvert la voie à la domination est-africaine sur la distance et fait de lui le premier médaillé d’or olympique d’Afrique subsaharienne.

Eliud Kipchoge : l’homme sous les deux heures

Le Kényan Eliud Kipchoge incarne aujourd’hui la perfection marathonienne. Double champion olympique (Rio 2016, Tokyo 2021), il a repoussé les limites du possible en établissant le record du monde officiel à Berlin en septembre 2022 avec un chrono de 2h01’09. Mais c’est à Vienne, en octobre 2019, qu’il réalise l’impensable : franchir la barre des deux heures avec un temps de 1h59’40.

Bien que cette performance ne soit pas homologuée comme record officiel en raison des conditions spéciales (lièvres tournants, ravitaillements optimisés), elle démontre que la barrière psychologique des deux heures n’était pas insurmontable. À 37 ans lors de son dernier record, Kipchoge reste une source d’inspiration mondiale.

La progression des femmes dans le marathon

L’histoire des femmes dans le marathon est celle d’un combat pour la reconnaissance. En 1967, Kathrine Switzer devient la première femme à courir officiellement le Marathon de Boston, malgré la tentative d’un organisateur de la sortir physiquement de la course. Cinquante ans plus tard, les chronos féminins ont explosé.

Paula Radcliffe a longtemps détenu le record avec 2h15’25 établi à Londres en 2003. En octobre 2024, la Kényane Ruth Chepng’etich pulvérise cette marque avec un temps stupéfiant de 2h09’56 à Chicago. Cette progression spectaculaire témoigne de l’évolution de l’entraînement, de la technologie et surtout de l’accès enfin égalitaire des femmes à la discipline.

CatégorieAthlèteTempsLieu et année
Record hommeKelvin Kiptum (Kenya)2h00’35Chicago 2023
Record femmeRuth Chepng’etich (Kenya)2h09’56Chicago 2024
Record femme (course féminine uniquement)Tigst Assefa (Éthiopie)2h15’50Londres 2025

Se préparer pour 42,195 km : quelles distances à l’entraînement ?

 

Kilométrage hebdomadaire recommandé

Le volume d’entraînement varie considérablement selon votre expérience et votre objectif. Si vous visez simplement de franchir la ligne d’arrivée pour votre premier marathon, 40 à 60 km par semaine répartis sur 3 à 4 sorties suffiront à développer l’endurance nécessaire.

Les coureurs intermédiaires qui ciblent un chrono entre 3h30 et 4h montent généralement à 50-70 km hebdomadaires, tandis que les profils confirmés visant un record personnel accumulent 80 à 120 km sur 5 à 6 entraînements. L’essentiel ? Progresser graduellement : augmentez votre volume de 10 % maximum chaque semaine pour laisser votre corps s’adapter sans risque de blessure.

Sorties longues : quelle distance maximale ?

Voici le débat qui anime tous les organisateurs de plans d’entraînement : faut-il dépasser les 30 km en sortie longue ? La plupart des experts recommandent de plafonner entre 2h et 2h15 d’effort continu, soit environ 28 à 35 km selon votre allure. Aller au-delà n’apporte aucun bénéfice physiologique supplémentaire et accroît surtout les risques de surentraînement et de fatigue excessive.

Mieux vaut programmer cette sortie maximale trois à quatre semaines avant le jour J, puis réduire progressivement le volume pour arriver frais le matin de la course. Pensez aussi à varier le contenu : une sortie longue peut inclure des blocs à allure marathon pour habituer le corps aux exigences spécifiques de la distance.

Gestion de l’allure sur 42,195 km

Maîtriser son rythme sur 42,195 km fait toute la différence entre un marathon réussi et un mur à 35 km. La stratégie du negative split—courir la seconde moitié plus vite que la première—séduit de plus en plus de coureurs, y compris le Kényan Eliud Kipchoge lors de son record du monde.

Concrètement, partez 5 à 10 secondes par kilomètre en dessous de votre allure cible pendant les 21 premiers kilomètres, puis accélérez progressivement si vos sensations le permettent. Cette approche préserve vos réserves glucidiques et évite l’effondrement final. Testez cette gestion lors de vos sorties longues en ajoutant 10 à 15 minutes à allure marathon en fin de séance, et n’oubliez pas de répéter votre stratégie nutritionnelle : gels, boissons énergétiques et ravitaillements doivent devenir des automatismes avant le jour de la course.

SemaineSortie 1Sortie 2Sortie 3Sortie longue
S145 min EF8×400 m VMA50 min EF1h30 EF
S250 min EF5×1000 m seuil45 min EF1h45 EF
S345 min EF10 km allure marathon50 min EF2h00 dont 30 min AS42
S440 min EF6×800 m VMA45 min récup1h15 EF (récup)

La portée culturelle et symbolique des 42,195 km

Bien au-delà du chronomètre et des chiffres, le marathon incarne aujourd’hui une distance officielle chargée de sens. Depuis sa réintroduction aux Jeux olympiques de 1896, cette épreuve s’est imposée comme un symbole universel de dépassement de soi, accessible à tous les continents et à tous les profils de coureurs. La légende de Philippidès et la victoire des Grecs à Marathon continuent d’irriguer l’imaginaire collectif, transformant chaque ligne de départ en un écho de cette bravoure antique.

Le marathon est souvent qualifié d’« épreuve reine » de l’athlétisme, et cette reconnaissance se lit dans les retransmissions mondiales qui mobilisent des millions de téléspectateurs lors des Jeux olympiques ou des grands marathons internationaux. Contrairement au 100 mètres, qui exige des qualités innées de vitesse pure, le marathon reste ouvert à toutes et tous : des bergers éthiopiens pieds nus aux coureurs amateurs qui se lancent le défi d’une vie. Cette universalité explique pourquoi le nom même de l’épreuve a débordé le cadre sportif pour désigner, dans le langage courant, toute entreprise longue et éprouvante—une négociation-marathon, une réunion-marathon.

Finalement, courir 42,195 km, c’est rejoindre une communauté planétaire unie par le même effort, la même distance, la même soif d’aller au bout. C’est cette dimension culturelle et humaine qui fait du marathon bien plus qu’une simple course : une célébration de la volonté et de la résilience.

FAQ

Pourquoi la distance du marathon est-elle de 42,195 km ?

La distance de 42,195 km trouve son origine lors des Jeux olympiques de Londres en 1908. Le comité d’organisation britannique a souhaité que la course parte du château de Windsor pour que la famille royale assiste au départ, et se termine devant la loge royale du stade de White City. Cette configuration a ajouté 385 yards (352 mètres) à la distance classique de 26 miles, portant le total à 42,195 km. Cette mesure a été officiellement adoptée par la Fédération internationale d’athlétisme en 1921 et reste depuis la distance officielle mondiale.

Combien de kilomètres fait un marathon ?

Un marathon fait exactement 42,195 kilomètres, soit 26 miles et 385 yards dans le système impérial. Cette distance précise au mètre près est respectée partout dans le monde, que vous couriez à Paris, Boston ou New York. Chaque parcours est mesuré et certifié par les organisateurs selon les normes de World Athletics pour garantir cette exactitude. C’est cette standardisation qui permet aux coureurs de comparer leurs performances d’une épreuve à l’autre et aux records du monde d’être homologués sur une base commune.

Quelle est la distance d’un semi-marathon ?

Le semi-marathon couvre exactement 21,0975 kilomètres, soit la moitié précise de la distance du marathon. Cette épreuve est devenue très populaire auprès des coureurs amateurs car elle représente un défi accessible sans nécessiter la préparation intensive d’un marathon complet. La fatigue musculaire reste gérable sur cette distance et vous évitez le redouté « mur du 30e kilomètre » lié à l’épuisement des réserves de glycogène. Pour beaucoup, le semi constitue une excellente étape intermédiaire avant de s’attaquer aux 42,195 mètres.

D’où vient le marathon ?

Le marathon tire son origine de la légende antique du messager grec Philippidès, qui aurait couru de la plaine de Marathon jusqu’à Athènes en 490 av. J.-C. pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses lors de la bataille de Marathon. Selon la légende, il serait mort d’épuisement après avoir délivré son message. En 1896, l’historien français Michel Bréal proposa de réintroduire cette course épique aux premiers Jeux olympiques modernes d’Athènes, avec un parcours d’environ 40 km. C’est ainsi que le marathon est devenu l’épreuve reine de l’athlétisme moderne.

Quelle distance maximale parcourir lors de la préparation d’un marathon ?

La plupart des entraîneurs recommandent de limiter votre sortie longue la plus extrême à 30-35 kilomètres ou à une durée maximale de 2h30-3h, réalisée trois à quatre semaines avant la course. Il n’est pas nécessaire de parcourir les 42,195 mètres complets à l’entraînement, car cela génère trop de fatigue et augmente les risques de blessure. L’essentiel est de viser un volume hebdomadaire d’au moins 40 à 50 km répartis sur plusieurs sorties, en privilégiant la régularité et la progressivité sur l’ensemble de votre préparation de 10 à 12 semaines.

Marathon : combien de mètres exactement au départ et à l’arrivée ?

Un marathon mesure précisément 42 kilomètres et 195 mètres du départ à l’arrivée, soit 42 195 mètres au total. Cette mesure exacte remonte aux Jeux olympiques de 1908, où le parcours londonien reliait le château de Windsor au stade de White City sur cette distance particulière. Aujourd’hui, le comité d’organisation de chaque marathon fait certifier son tracé pour garantir cette exactitude au mètre près. Les lignes de départ et d’arrivée sont positionnées de manière à respecter scrupuleusement ces 42 195 mètres, quelle que soit la configuration du parcours.

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