Le marathon de Londres fait parti des marathons majors les plus difficilement accessibles : en 2026 c’est pas moins de 1,13 millions de candidatures (à la loterie) pour moins de 60 000 personnes au départ : oui c’est délirant 🤯
D’ailleurs, une grande partie des dossards (environ 30 000) sont réservés aux associations caritatives (« charity ») : donc en réalité il y a moins de 20 000 dossards vraiment réservés au tirage au sort. En gros, si vous postulez au marathon de Londres vous avez entre 2 et 3% de chances d’avoir un dossard 😮💨 (NDLR : vous avez toujours la possibilité de passage par des tours operator).
Bref, avec TRC on a eu la chance de pouvoir obtenir un dossard grâce à New Balance (sponsor de la course), alors encore une fois : merci à eux pour l’opportunité 🤝
Pour l’occasion, j’ai réalisé toute ma prépa avec une rotation chaussures 100% New Balance. Ma rotation était composée de trois paires (footing, séance et compétition). À une semaine de l’échéance et plus de 1200km parcourus pendant cette prépa, je vous donne mon avis complet sur les modèles utilisés 😊
La logique d'une rotation à trois paires
Beaucoup de coureurs se préparent avec une seule paire polyvalente. C’est une approche qui fonctionne, mais qui a ses limites : une chaussure trop confortable freine les adaptations neuromusculaires (et limite le potentiel pur), une chaussure trop rapide use inutilement le carbone sur des footings faciles (et devient un risque de blessure). La rotation, elle, permet d’optimiser chaque type de séance, de varier les appuis pour réduire les blessures de surcharge, et — avouons-le — de prendre encore plus de plaisir à chausser la bonne paire au bon moment.
Pour Londres, New Balance m’a équipée avec trois modèles qui forment un trio cohérent : la 1080 V15 , la Rebel V5 et la SC Elite V5 . Trois philosophies, trois rôles bien distincts.
New Balance 1080 V15 — La fidèle du quotidien
La 1080 V15, c’est ma chaussure de tous les jours. Celle que j’enfile quand dois faire un footing cool, une sortie récup, quand les jambes sont lourdes d’une grosse séance de la veille, quand je veux juste profiter d’une heure de course sans me prendre la tête.
Sur la V15 du modèle, New Balance a équipé cette version d’une semelle en mousse Infinion, douce, amortissante et vraiment confortable. En revanche si vous connaissiez la version 14 du modèle, il y a une différence notable : la chaussure est un peu plus ferme. Elle apporte un peu moins un effet « matelas » et devient un peu plus polyvalente. Ce n’est pas du tout quelque chose qui m’a dérangé personnellement (j’ai quand même continué à courir un peu avec ma 1080 V14, mais si je ne l’avais pas, j’aurais tout fait avec la V15).
Ça reste une chaussure qui absorbe. Idéale pour protéger les articulations sur des semaines de fort volume, quand les kilomètres s’accumulent et que les tendons d’Achille commencent à murmurer.
Dans ma préparation, la 1080 V15 est présente sur :
- les footings d’endurance fondamentale (allure conversation, entre 5’00 et 5’30 au km selon la forme du jour)
- les sorties de récupération active au lendemain des séances de qualité
- certaines sorties longues « de base », sans accélération, où l’objectif est simplement de passer du temps sur les jambes
Je l’ai aussi porté sur des sorties progressives (jusqu’à 4’30/km) et elles faisaient vraiment le taff. Justement, la V15 est une paire qui permet de couvrir une grande variété d’allure, elle gagne en polyvalence, sans perdre en confort (elle perd juste un peu de son amorti).
En revanche, elle n’est clairement pas faite pour aller vite. Dès qu’on dépasse l’allure tempo (plus rapide que 4’20 dans mon cas), elle devient trop lente, trop molle. Mais ce n’est pas son rôle, et elle l’assume parfaitement.
Mon verdict : La chaussure des kilomètres invisibles. Ceux qu’on ne voit pas mais qui font les marathons. Je suis convaincue par cette paire depuis la V13 : pour moi c’est valeur sûre à l’entrainement. Elle coute un peu cher (200€) mais c’est un super investissement (j’ai fait plus de 900km avec ma V13 donc niveau durabilité, c’est un modèle super fiable).
Nombre total de kilomètres courus en New Balance 1080 V15 : environ 612km (à savoir que j’ai également continué de courir avec mes 1080 V14 (elles ont aujourd’hui un peu moins de 400km)
New Balance Rebel V5 — La touche de vivacité
Entre le confort pur de la 1080 et la performance brute de la SC Elite, il fallait un modèle intermédiaire capable d’accompagner les séances de qualité sans aller jusqu’au carbone. C’est exactement ce qu’est la Rebel V5.
Ce modèle embarque de la mousse Fresh Foam X, dans une configuration assez ferme pour plus de dynamisme. La tige en mesh ultra-légère réduit le poids global, et la géométrie de la semelle favorise un déroulé rapide. On est sur une chaussure qui « répond » vite, qui donne de la nervosité aux appuis sans être agressive.
Dans ma semaine type, la Rebel V5 intervient sur :
- les séances au seuil (allures entre 3’45 et 4’20 au km) : elle supporte parfaitement la cadence sans fatiguer les jambes comme le ferait une plaque carbone (même sur des allures plus rapides que l’allure marathon elle est top)
- la piste : légère et réactive, elle se défend très bien sur des 400m ou 1000m répétés (allure VMA)
- les sorties tempo avec portions à allure marathon ou légèrement en dessous
- les séances de côtes (montées courtes ou longues, répétées)
- les premières sorties longues avec allure marathon : je les ai porté sur mes premières spé (3x4km allure marathon) pour ne pas mettre les carbones trop tôt et trop souvent dans la prépa (on sent qu’en fin de séance on a un peu plus de mal à tenir l’allure qu’avec des carbones, mais justement : c’était un peu l’objectif recherché, bien faire bosser les jambes pour s’habituer progressivement à la fatigue musculaire).
La Rebel V5 a donc un bon avantage : elle contribue au développement musculaire. Sans plaque pour compenser, les muscles du pied et du mollet travaillent plus. Sur le long terme, c’est un bénéfice réel pour la robustesse (même si quand la fatigue s’installe c’est pas toujours agréable 🤣)
Mon verdict : L’entraîneuse discrète. Moins spectaculaire que la SC Elite, mais probablement plus utile sur l’ensemble d’un cycle marathon.
Nombre total de kilomètres courus en New Balance Rebel V5 : environ 424km
New Balance FuelCell SC Elite V5 — La vraie arme
La SC Elite V5, c’est la chaussure de course. Pas « de course » au sens où elle sert à s’entraîner vite — de course au sens propre : le jour J, sur le pont de Tower Bridge, dans le défilé des 50 000 dossards.
New Balance a fait évoluer cette cinquième version avec une plaque carbone affinée et une mousse Energy Arc plus réactive. Le drop est calculé pour favoriser une attaque médio-plantaire efficace, et la tige épurée limite chaque gramme superflu. C’est une chaussure qui « pense » au retour d’énergie : chaque foulée est restituée sous forme de propulsion vers l’avant.
Dans ma préparation, je la réserve à deux contextes précis :
- les grosses spécifiques marathon : les séances longues avec de gros volumes à allure cible (typiquement 25 à 35 km avec 20 km à allure marathon, ou des blocs de 3×7 km à allure marathon). Ces séances sont des répétitions de course — il est donc logique d’y porter exactement ce qu’on portera le jour J
- le marathon de Londres lui-même
Pourquoi la limiter à ces deux usages ? D’abord parce que les plaques carbone s’usent, et qu’arriver à Londres avec une semelle cramée serait un comble. Ensuite parce que l’effet de « nouveauté » joue vraiment sur les jambes : quand on a peu couru avec une chaussure très réactive, le jour de course devient une expérience sensorielle boostante. Enfin, parce que trop courir en carbone peut désensibiliser les appuis et créer des compensations.
Je l’ai chaussée pour la première fois sur une sortie de 28 km avec 16 km à allure marathon. Sensation immédiate : les derniers kilomètres se font presque tout seuls. C’est à la fois rassurant et un peu trompeur — il faudra se méfier de partir trop vite sur les premiers kilomètres londoniens.
Mon verdict : La chaussure qui donne envie d’accélérer à chaque foulée. À utiliser avec discipline — et à sortir au bon moment.
Nombre total de kilomètres courus en New Balance SC ELITE V5 : 64km (deux sorties longues)
La semaine type en résumé
| Séance | Chaussure |
|---|---|
| Footing récupération / EF | 1080 V15 |
| Sortie longue sans allure | 1080 V15 |
| Côtes / piste / tempo | Rebel V5 |
| Seuil et premières allures marathon | Rebel V5 |
| Spécifique marathon longue | SC Elite V5 |
| Jour de course | SC Elite V5 |
Quelles New Balance choisir pour un marathon ?
De mon côté j’ai choisi la SC Elite V5 car je vise un chrono autour de 2h50 (environ 4min/km) donc sur cette allure, c’est la SC Elite V5 qui correspond le mieux à mon objectif. En revanche, pour quelqu’un visant plutôt 3h30, la 1080 V15 serait la plus adaptée. Tout dépend des objectifs !
Conclusion
Une bonne rotation de chaussures, c’est un peu comme une bonne programmation d’entraînement : chaque élément a sa place, son rôle, et son moment. La 1080 V15 préserve, la Rebel V5 développe, la SC Elite V5 performe. Ensemble, elles couvrent l’intégralité d’un cycle marathon sans se marcher dessus.
À Londres dans quelques semaines, quand je franchirai la ligne de départ en SC Elite V5, j’aurai derrière moi des centaines de kilomètres construits avec les deux autres. Et c’est précisément ça, la logique d’une rotation réussie.
Merci à New Balance pour le dossard, les chaussures, et la confiance. Rendez-vous sur le Mall.
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