Marathon de Chicago 2026 : programme, startlist et parcours
Marathon de Chicago 2026 : le guide complet
Plat, large, rapide. Le marathon de Chicago n’a pas volé sa réputation : sept records du monde y ont été établis, et la ville s’est imposée comme le laboratoire de la performance du circuit américain.
Le dimanche 11 octobre 2026, la 48e édition rassemblera environ 55 000 coureurs dans les rues de la Windy City, avec un plateau élite que les organisateurs présentent comme l’un des plus denses de l’histoire de l’épreuve. Parcours, startlists, inscriptions, budget et conseils de course : voici tout ce qu’il faut savoir.
Chicago 2026 : les chiffres de l'édition
La 48e édition du Bank of America Chicago Marathon se tient le dimanche 11 octobre 2026, selon la tradition du deuxième dimanche d’octobre.
| Participants | environ 55 000 |
| Candidatures | Plus de 200 000 |
| Spectateurs attendus | environ 1,7 million |
| Quartiers traversés | 29 |
| Bénévoles | 10 000 |
| Ravitaillements | 20 |
| Départ et arrivée | Grant Park |
L’organisation annonce un nombre record de candidatures pour cette édition.
Pourquoi Chicago est une usine à records
Née en 1977, l’épreuve appartient aux Abbott World Marathon Majors aux côtés de Boston, New York, Londres, Berlin, Tokyo, Sydney et… bientôt Cape Town ! Mais elle occupe une place à part dans cette famille.
Là où New York se vend sur son ambiance et ses ponts, Chicago se vend sur le chrono. Le parcours y est plat, large, dessiné en grande boucle dans une ville quadrillée au cordeau. Résultat : sept records du monde y ont été établis.
C’est aussi à Chicago que Brigid Kosgei avait pulvérisé le record du monde féminin en 2019, et que Conner Mantz a signé l’an dernier un record d’Amérique du Nord.
Le plateau 2026 est présenté par les organisateurs comme l’un des plus relevés de l’histoire de l’épreuve, et les chiffres leur donnent raison : six hommes sont déjà passés sous 2h04, et neuf des dix meilleurs engagés possèdent un record inférieur à 2h05.
| Athlète | Record personnel |
|---|---|
| Jacob Kiplimo 🇺🇬 | 2h00’28 |
| Amos Kipruto 🇰🇪 | 2h01’39 |
| Milkesa Mengesha 🇪🇹 | 2h03’17 |
| Daniel Mateiko 🇰🇪 | 2h03’44 |
| Asrar Hiyrden 🇪🇹 | 2h03’59 |
| Charles Hicks 🇺🇸 | 2h04’35 |
| Alex Masai 🇰🇪 | 2h04’37 |
| Suguru Osako 🇯🇵 | 2h04’55 |
| Mohamed Reda El Aaraby 🇲🇦 | 2h05’18 |
| Clayton Young 🇺🇸 | 2h05’41 |
| Vincent Mauri 🇺🇸 | 2h05’54 |
| Yemane Haileselassie 🇪🇷 | 2h06’06 |
| Galen Rupp 🇺🇸 | 2h06’07 |
Deux hommes sur ce plateau ont un compte à régler avec Kiplimo : Amos Kipruto et Alex Masai, respectivement deuxième et troisième l’an dernier derrière lui.
Kiplimo, l'homme à battre
À 25 ans, l’Ougandais aligne une saison qui force le respect : troisième titre mondial consécutif de cross-country en janvier, record du monde du semi-marathon repris à Lisbonne en mars (à nouveau battu par Kejelcha à Buenos Aires), puis 2h00’28 à Londres en avril, troisième performance de tous les temps.
Vainqueur ici l’an dernier avec la deuxième meilleure performance de l’histoire de l’épreuve, il revient avec une motivation simple : gagner Chicago avait été un moment spécial, mais défendre son titre compte encore davantage.
Reste que 2h00’28 place mécaniquement une question sur la table.
La barrière des deux heures est-elle envisageable ?
Vingt-huit secondes séparent Kiplimo du seuil mythique. Sur le papier, le parcours s’y prête et l’athlète est au sommet.
Dans les faits, il faut rester mesuré. Cette barrière n’a été franchie qu’une seule fois en course officielle, par Sabastian Sawe à Londres en avril, et elle exige des conditions parfaites. Or Chicago à la mi-octobre, c’est la loterie météo, avec le vent comme principal adversaire dans une ville qui n’a pas volé son surnom. Sans compter qu’à Londres, la densité de coureurs lui avait permis de courir aussi vite. Là, personne d’autre n’a couru sous les 2h01.
La lecture raisonnable est donc celle-ci : le record du parcours est une cible crédible, les deux heures restent un pari.
Les chaussures : Nike dévoile enfin l'Apex
C’est l’autre rendez-vous de la semaine, et il intéressera les amateurs de matériel. Nike vient d’officialiser l’Apex, son nouveau modèle de compétition, à quelques jours seulement du départ.
Kiplimo ne la découvre pas : il la portait déjà à Londres lors de son 2h00’28, alors qu’elle n’existait encore que sous forme de prototype réservé aux athlètes élites. Elle passe donc du statut de secret industriel à celui de produit officiel juste avant l’un des plus gros rendez-vous de la saison.
Le calendrier n’a évidemment rien d’un hasard. Nike a pris l’habitude d’utiliser les grands marathons comme caisse de résonance, exactement comme adidas le fait à Berlin. Annoncer le modèle quelques jours avant de le voir chasser les deux heures aux pieds du troisième meilleur marathonien de l’histoire relève de l’opération parfaitement orchestrée.
La course féminine : le retour de Brigid Kosgei
Le plateau féminin n’a rien à envier au masculin, et il porte même la plus belle histoire de cette édition.
Brigid Kosgei revient à Chicago pour la première fois depuis 2019, l’année où elle y avait battu le record du monde en 2h14’04. Sept ans plus tard, la Kényane retrouve le parcours qui a fait d’elle une légende.
Face à elle, Hawi Feysa, l’Éthiopienne tenante du titre, remet sa couronne en jeu. Et Sharon Lokedi, vainqueure à New York, découvre Chicago pour la première fois. Trois profils très différents, trois façons d’aborder une course rapide.
Le palmarès : Chicago, terre de records du monde
Du Mayor Daley Marathon aux Majors
La toute première course remonte à 1905, mais l’épreuve moderne naît en 1977 sous le nom de Mayor Daley Marathon, avec l’ambition assumée de concurrencer New York. Le pari est tenu : dès le milieu des années 1980, Chicago figure parmi les plus grands marathons de la planète, et appartient aujourd’hui aux Abbott World Marathon Majors.
Les quatre records du monde qui ont marqué l'épreuve
| Année | Athlète | Chrono |
|---|---|---|
| 1999 | Khalid Khannouchi 🇺🇸 | 2h05’42 |
| 2002 | Paula Radcliffe 🇬🇧 | 2h17’18 |
| 2023 | Kelvin Kiptum 🇰🇪 | 2h00’35 |
| 2024 | Ruth Chepngetich 🇰🇪 | 2h09’56 |
Deux noms dominent l’histoire récente. Le Kényan Kelvin Kiptum, disparu en février 2024 dans un accident de la route à 24 ans, avait signé ici le marathon le plus rapide jamais couru, premier homme sous les 2h01. Sa marque est restée record du monde jusqu’au printemps dernier.
Et Ruth Chepngetich, première femme sous les 2h10, dont le chrono demeure le record du monde féminin, même si elle purge aujourd’hui une suspension de trois ans pour dopage.
Ces deux performances sont d’ailleurs toujours records du parcours.
Horaires et diffusion
À quelle heure part le marathon ?
Le départ des vagues élites est donné à 7h30, heure locale, depuis Grant Park, les pelotons amateurs s’élançant ensuite par vagues successives.
Pour les spectateurs français, cela correspond à un départ à 14h30, ce qui en fait l’un des marathons majeurs les plus confortables à suivre depuis l’Europe : pas besoin de se lever à l’aube.
Où suivre la course en direct
Le suivi en direct passe par l’application officielle du Bank of America Chicago Marathon, qui permet de pister chaque coureur par son dossard avec les temps de passage intermédiaires. Les résultats complets sont publiés sur le site de l’organisation dans la foulée.
Côté diffusion vidéo, la course est retransmise aux États-Unis par les partenaires télévisés de l’épreuve, avec un streaming généralement accessible en ligne selon les territoires.
Le prize money : combien gagne le vainqueur ?
Chicago met la main à la poche, avec une dotation globale d’environ 560 000 dollars, répartie à parts strictement égales entre hommes et femmes.
| Place | Montant |
|---|---|
| 1er | 100 000 $ |
| 2e | 75 000 $ |
| 3e | 50 000 $ |
S’y ajoute un bonus de 50 000 dollars pour tout nouveau record du parcours, Chicago ayant été la première course à proposer des primes de record identiques dans toutes les catégories. Les meilleurs Américains touchent également des primes spécifiques.
Autrement dit, un vainqueur qui battrait le record repartirait avec 150 000 dollars, exactement ce qu’avait empoché Kiptum en 2023.
Le parcours et le dénivelé
Quel est le dénivelé du marathon de Chicago ?
C’est l’argument massue de l’épreuve : 74 mètres de dénivelé positif cumulé sur l’ensemble des 42,195 km, pour autant de descente. Autant dire rien. Le dénivelé maximal sur le parcours avoisine la dizaine de mètres.
Chicago est ainsi considéré comme le deuxième parcours le plus favorable des Abbott World Marathon Majors, juste derrière Berlin. Rien d’étonnant à ce que quatre records du monde y soient tombés.
Le tracé, quartier par quartier
Départ et ligne d’arrivée à Grant Park, en plein centre-ville, au bord du lac Michigan. Le tracé forme ensuite une grande boucle à travers 29 quartiers avant de revenir vers le cœur de la ville.
Les coureurs remontent d’abord vers le nord en franchissant la Chicago River, traversent Lincoln Park, puis redescendent par LaSalle Street dans le canyon de gratte-ciel du Loop. Suivent l’ouest de la ville et Little Italy, avant le sud avec Pilsen et son ambiance mexicaine, puis Chinatown et Bronzeville. Le retour vers Grant Park emprunte Michigan Avenue, sur une ligne droite finale qui a vu tomber bien des records.
Chaque secteur a sa propre atmosphère, sa musique et son public. C’est l’un des gros points forts de la course.
Le piège du parcours
Le piège de Chicago n’est pas une côte, c’est sa facilité apparente.
Sur un parcours aussi roulant, porté par une foule de 1,7 million de personnes, la tentation de partir dix à vingt secondes trop vite au kilomètre est immense. Et elle se paie comptant après le 30e kilomètre.
Le conseil tient en une phrase : passez le semi-marathon légèrement plus lentement que votre allure cible. Vous ne perdrez presque rien. L’inverse peut vous coûter dix minutes.
S'inscrire : comment décrocher un dossard
Pour 2026, la messe est dite : le tirage au sort et les inscriptions classiques se sont clos en novembre 2025, avec des résultats communiqués mi-décembre. Il reste les dossards associatifs, avec une collecte minimale de 2 200 dollars, et les voyagistes officiels disposant encore de places.
Pour viser 2027, il faut surveiller les ouvertures dès l’automne 2026.
Les quatre voies d'accès
Le tirage au sort, gratuit, ouvert à tous. Inutile de multiplier les candidatures, les doublons sont éliminés avant le tirage.
Les minima chronométriques, qui offrent une entrée garantie. Et ils sont nettement plus accessibles que ceux de Boston.
| Âge | Hommes | Femmes |
|---|---|---|
| 16-34 ans | 2h50 | 3h20 |
| 35-39 ans | 2h55 | 3h25 |
| 40-44 ans | 3h00 | 3h30 |
| 45-49 ans | 3h10 | 3h40 |
| 50-54 ans | 3h15 | 3h50 |
| 55-59 ans | 3h25 | 3h55 |
| 60-64 ans | 3h40 | 4h15 |
| 65-69 ans | 3h55 | 4h30 |
| 70-74 ans | 4h15 | 4h45 |
Le chrono doit avoir été réalisé sur un marathon certifié, et l’âge retenu est celui du coureur le jour de la course.
Les voyagistes officiels, plus d’une centaine à travers le monde, avec des formules comprenant dossard, hôtel et parfois vols. Attention toutefois : seuls les opérateurs figurant au programme officiel disposent de dossards garantis.
Les associations partenaires, avec un engagement de collecte à partir de 2 200 dollars.
Quel budget prévoir ?
Pour un séjour de quatre à cinq nuits depuis la France, comptez un ordre de grandeur de 1 500 à 3 500 euros par personne, selon votre niveau de confort.
Le dossard se situe autour de 260 à 280 dollars. Le vol aller-retour varie énormément selon la période de réservation. L’hébergement oscille entre 150 et 400 dollars la nuit, le week-end du marathon étant l’un des plus chargés de l’année à Chicago. Ajoutez 50 à 100 dollars par jour pour les repas et les transports.
Infos pratiques à connaître
Le retrait du dossard est obligatoire en personne, à l’Abbott Health & Fitness Expo, avec une pièce d’identité au nom de l’inscription. Impossible de déléguer à un proche.
Arrivez au moins le jeudi. Sept heures de décalage horaire avec la France, cela ne s’absorbe pas en une nuit. Et résistez à la tentation du tourisme intensif le samedi : Millennium Park et le Riverwalk attendront le lundi.
Surveillez la météo. Mi-octobre à Chicago, tout est possible, du temps parfait au vent glacial venu du lac Michigan. Fixez votre objectif en fonction des conditions du jour, pas l’inverse.
Un parcours taillé pour le chrono, deux plateaux d’une densité rare, 1,7 million de spectateurs et une chaussure lancée le jour même. Chicago n’a jamais aussi bien porté sa réputation de laboratoire de la performance. Et pour les 55 000 anonymes au départ, c’est aussi l’un des meilleurs terrains au monde pour aller chercher un record personnel.
FAQ
Quelle est la date du marathon de Chicago en 2026 ?
Le dimanche 11 octobre 2026, pour la 48e édition, selon la tradition du deuxième dimanche d’octobre. L’édition 2027 devrait logiquement se tenir le 10 octobre 2027, à confirmer par l’organisation.
Quel est le dénivelé du marathon de Chicago ?
74 mètres de dénivelé positif cumulés sur l’ensemble du parcours, et autant en négatif. C’est l’un des tracés les plus plats du circuit mondial.
Qui a remporté le marathon de Chicago ?
En 2025, l’Ougandais Jacob Kiplimo chez les hommes et l’Éthiopienne Hawi Feysa chez les femmes, tous deux au départ de l’édition 2026. Les records du parcours appartiennent à Kelvin Kiptum (2h00’35, 2023) et Ruth Chepngetich (2h09’56, 2024).
Comment s'inscrire au marathon de Chicago ?
Par tirage au sort gratuit, par minima chronométriques, via un voyagiste officiel ou avec un dossard caritatif moyennant une collecte d’au moins 2 200 dollars. Les inscriptions ouvrent à l’automne précédant la course.
Le marathon de Chicago est-il qualificatif pour Boston ?
Oui. Le parcours étant certifié et particulièrement rapide, c’est même l’un des terrains les plus utilisés pour décrocher son minima pour Boston.
Combien coûte le dossard ?
Environ 260 à 280 dollars pour une inscription classique. Les formules via voyagiste, dossard inclus, sont nettement plus onéreuses.
Existe-t-il un semi-marathon de Chicago ?
Oui, mais il s’agit d’une épreuve totalement distincte, organisée au printemps et sans lien avec le Bank of America Chicago Marathon d’octobre.
Où retirer son dossard ?
À l’Abbott Health & Fitness Expo, obligatoirement en personne et sur présentation d’une pièce d’identité. Le salon se tient dans les jours précédant la course et réunit l’ensemble des marques du running.
Rafael est rédacteur chez The Running Collective, actuellement en alternance dans le cadre d'un master de journalisme. Il couvre l'actualité running sur le blog : résultats de courses, performances des athlètes élite et news des grandes marques. Athlète et triathlète, il pratique la course à pied avec des chronos solides : 33'53 sur 10 km, 1h14'35 sur semi-marathon et 2h50'13 sur marathon. Une double culture sport individuel et triathlon qui nourrit sa compréhension des enjeux de performance et d'équipement propres aux coureurs exigeants.
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