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Finale de la Diamond League 2026 à Bruxelles : tout ce qu'il faut savoir

Quatre mois de circuit mondial, quinze meetings, quatre continents, et au bout : deux soirées à Bruxelles pour tout décider. Les 4 et 5 septembre 2026, le stade Roi Baudouin accueille la finale de la Wanda Diamond League. Trente-deux disciplines, un trophée par épreuve, et un principe brutalement simple : peu importe ce que vous avez accompli depuis mai, tout se joue en une course. Guide complet avant le couperet.

stade Roi Baudouin de Bruxelles qui accueille L'Allianz Mémorial Van Damme, finale de la diamond league 2026

La finale de la Diamond League, comment ça marche ?

Commençons par le principe, parce qu’il est régulièrement mal compris.

Le format winner-takes-all

Pendant toute la saison, les athlètes accumulent des points sur les meetings du circuit. Ces points ne servent qu’à une seule chose : décrocher un billet pour la finale. Une fois à Bruxelles, le compteur est remis à zéro.

Autrement dit, celui qui a survolé la saison entière et celui qui s’est qualifié de justesse arrivent avec exactement les mêmes chances. Une seule course, un seul concours, et c’est réglé. C’est cruel, c’est injuste, c’est parfait pour le spectacle.

Comment se qualifie-t-on pour la finale ?

Les points se distribuent aux huit premiers de chaque discipline lors des quatorze meetings de la saison régulière. À l’issue de la Road to the Final, les mieux classés décrochent leur place : les huit premiers sur les épreuves de piste, les six premiers sur les concours.

Coureurs lors de L'Allianz Mémorial Van Damme, finale de la diamond league 2026 à Bruxelles

Bruxelles 2026 : dates, lieu et format

Le Mémorial Van Damme fête ses 50 ans

Le rendez-vous belge n’est pas n’importe quel meeting. L’Allianz Mémorial Van Damme célèbre cette année sa 50e édition, et il a décroché l’organisation de la finale pour marquer le coup. Bruxelles avait déjà accueilli l’exercice en 2024 ; elle remet ça en 2026, avec la charge symbolique du demi-siècle en plus.

 

Le décor, c’est le stade Roi Baudouin, l’ancien Heysel, une enceinte qui sait ce que veut dire une soirée d’athlétisme sous les projecteurs.

Deux jours, trente-deux disciplines

Le nombre d’épreuves étant devenu ingérable en une soirée, la finale se dispute sur deux jours, le vendredi et le samedi. Les 32 disciplines sont réparties à parts égales, seize par session, ce qui permet d’offrir à chaque épreuve une vraie fenêtre d’exposition plutôt qu’un enchaînement indigeste.

 

La directrice du meeting Kim Gevaert résume assez bien la chose en décrivant la finale comme une version de poche des Championnats du monde. Sur le papier, avec les meilleurs mondiaux de chaque discipline sur la ligne, c’est difficile à contredire.

Coureurs lors de L'Allianz Mémorial Van Damme, finale de la diamond league 2026 à Bruxelles

Le programme complet de la finale, heure par heure

Bonne nouvelle pour les spectateurs français : Bruxelles est sur le même fuseau horaire que la France. Les horaires ci-dessous sont donc directement exploitables, sans calcul.

Vendredi 4 septembre, jour 1

HeureÉpreuve
18h30Lancer du poids femmes
18h38Saut en longueur hommes
18h49Lancer du disque femmes
19h59Saut à la perche hommes
20h04400 m haies femmes
20h09Saut en hauteur hommes
20h14100 m hommes
20h233000 m steeple femmes
20h37Lancer du disque hommes
20h42800 m hommes
20h48Triple saut femmes
20h55110 m haies hommes
21h035000 m femmes
21h261500 m hommes
21h41200 m femmes
21h52400 m hommes

Samedi 5 septembre, jour 2

HeureÉpreuve
18h08Lancer du javelot femmes
18h28Lancer du poids hommes
19h23Triple saut hommes
19h58Saut à la perche femmes
20h04400 m femmes
20h10Saut en hauteur femmes
20h14100 m femmes
20h225000 m hommes
20h40Lancer du javelot hommes
20h44200 m hommes
20h48Saut en longueur femmes
20h551500 m femmes
21h10100 m haies femmes
21h203000 m steeple hommes
21h39800 m femmes
21h52400 m haies hommes

 

Notez la construction : les concours ouvrent chaque soirée en début de programme, les courses s’enchaînent ensuite à un rythme soutenu entre 20h et 22h, et chaque session se referme sur un tour de piste. Le vendredi s’achève sur le 400 m hommes, le samedi sur le 400 m haies hommes. Rien n’est laissé au hasard côté dramaturgie télévisuelle.

Les rendez-vous à cocher pour les Français

Le vendredi, deux créneaux à surveiller : le saut à la perche hommes à 19h59, où Renaud Lavillenie pourrait disputer l’une des dernières grandes finales de sa carrière aux côtés de Baptiste Thiery, et le 1500 m hommes à 21h26 pour Azeddine Habz. Ajoutez le 3000 m steeple femmes à 20h23 et le 800 m hommes à 20h42.

Le samedi concentre l’essentiel des chances tricolores : 5000 m hommes à 20h22, 1500 m femmes à 20h55 pour Agathe Guillemot, saut en longueur femmes à 20h48 pour Hilary Kpatcha, 100 m haies femmes à 21h10 et 800 m femmes à 21h39 pour Anaïs Bourgoin et Rénelle Lamote. Sans oublier le javelot femmes qui ouvre la soirée à 18h08 avec Alizée Minard.

Ivo Van Damme : l'histoire derrière le nom du meeting

On oublie souvent, en regardant les chronos défiler, que ce meeting porte le nom d’un mort de 22 ans. Et que sans une conversation de terrasse en 1976, il n’aurait probablement jamais existé.

Le gamin d'Etterbeek devenu vice-champion olympique

Ivo Van Damme naît le 21 février 1954 à Bruxelles, fils de gendarme, et grandit à Etterbeek. Comme beaucoup de gamins belges, il commence par le football avec son frère Dirk, au Racing White. Sauf qu’au stade Fallon, pendant les entraînements, il passe son temps à regarder les coureurs tourner sur la piste d’à côté. En 1971, à 17 ans, il lâche les crampons de foot pour les pointes et rejoint le Daring Club de Louvain.

 

Cinq ans plus tard, il fait partie des tout meilleurs demi-fondeurs de la planète. Aux Jeux olympiques de Montréal en 1976, il décroche coup sur coup deux médailles d’argent, sur 800 m derrière le Cubain Alberto Juantorena, puis sur 1500 m derrière le Néo-Zélandais John Walker. En finale du 800 m, il signe 1’43″86, un record de Belgique qui tiendra quarante-huit ans, jusqu’à ce qu’Eliott Crestan le batte en juillet 2024.

Le pacte passé avec des journalistes

C’est là que l’histoire devient romanesque. Avant Montréal, Van Damme croise à la terrasse d’un restaurant un groupe de journalistes sportifs, dont Wilfried Meert. Il ne rate pas l’occasion de les interpeller : pour se frotter à la concurrence, il doit aller à Oslo, à Stockholm, à Zurich. En Belgique, il n’y a rien. Quand allez-vous faire quelque chose pour mon sport ?

Les journalistes répondent du tac au tac : ramène quelque chose de Montréal, et si la fédération ne bouge toujours pas, nous organiserons ce meeting nous-mêmes.

Il ramène deux médailles d’argent.

Une nuit de décembre sur l'autoroute du Soleil

Le 29 décembre 1976, Van Damme rentre seul d’un stage d’entraînement dans le sud de la France. Il est pressé : il veut être chez lui le soir pour ne pas rater la diffusion de « Superstars », une émission où des champions de disciplines différentes s’affrontent, et dans laquelle il avait terminé troisième derrière Björn Borg et Guy Drut.

À hauteur de Bollène, il perd le contrôle de son Opel Kadett. La voiture traverse la berme centrale et percute une remorque. Il avait 22 ans, et n’avait couru que cinq mois depuis Montréal.

Les journalistes tiennent alors la promesse faite quelques mois plus tôt. En 1977, ils créent le Mémorial Van Damme. Wilfried Meert en reste aujourd’hui le président. Le parallèle avec le Prefontaine Classic d’Eugene, né en 1975 après la mort de Steve Prefontaine, saute aux yeux : deux des plus grands meetings du monde sont nés du deuil de deux jeunes hommes qu’on a comparés à James Dean.

« From Ivo to Mondo » : cinquante ans plus tard

Pour ce cinquantenaire, une exposition intitulée « From Ivo to Mondo » retrace l’histoire du meeting, de son fondateur involontaire jusqu’à Mondo Duplantis. On y trouve les pointes d’Ivo Van Damme, la tenue qu’il portait à Montréal, les albums photos de sa famille et les carnets dans lesquels il consignait méticuleusement ses entraînements et ses résultats.

Un demi-siècle après, le gamin d’Etterbeek qui réclamait un meeting à Bruxelles en aura obtenu un qui accueille la finale mondiale du circuit. Difficile de faire plus beau pied de nez au destin.

Le calendrier de la Diamond League 2026

Pour comprendre ce qui se joue à Bruxelles, il faut regarder le chemin parcouru. La Ligue de diamant, nom français du circuit, en est à sa 17e saison et enchaîne quinze meetings d’athlétisme sur quatre continents.

DateMeetingPays
16 maiShanghai / KeqiaoChine
23 maiXiamenChine
31 maiRabatMaroc
4 juinRomeItalie
7 juinStockholmSuède
10 juinOsloNorvège
19 juinDohaQatar
28 juinParisFrance
4 juilletEugeneÉtats-Unis
10 juilletMonacoMonaco
18 juilletLondresRoyaume-Uni
21 aoûtLausanneSuisse
23 aoûtSilésiePologne
27 aoûtZurichSuisse
4-5 septembreBruxelles — FINALEBelgique

 

Quelques repères sur ces étapes. Doha et Rabat constituent les rendez-vous historiques du circuit hors Europe, le meeting marocain étant la seule escale africaine. Lausanne et son Athletissima, disputé au stade olympique de la Pontaise, reste l’un des meetings les plus anciens et les plus courus du calendrier. Zurich, avec Weltklasse, est l’autre place forte suisse et a longtemps accueilli la finale. Quant à Londres, son meeting du 18 juillet restera dans l’histoire : c’est là que Josh Kerr a battu le record du monde du mile en 3’42″66.

Le classement de la Diamond League : comment lire la Road to the Final

Le classement du circuit, appelé Road to the Final, se construit meeting après meeting. À chaque étape, les huit premiers de chaque discipline marquent des points, du vainqueur au huitième.

C’est ce cumul, et lui seul, qui détermine les qualifiés pour Bruxelles. Un athlète peut donc dominer sa saison sans jamais gagner une seule fois, à condition d’être régulièrement placé. À l’inverse, un athlète qui gagne deux meetings puis disparaît peut rester à quai.

Le classement actualisé est consultable en permanence sur le site officiel du circuit, et il devient franchement addictif dans les dernières semaines, quand quelques points séparent le huitième du neuvième.

L'historique de la finale de la Diamond League

Le format actuel n’a rien d’originel, et son histoire éclaire pas mal de choses.

Les vainqueurs de la diamond league 2024 à Bruxelles

De la Diamond Race à la finale unique

À sa création en 2010, le circuit fonctionnait selon le principe de la Diamond Race : les points s’accumulaient toute la saison, avec des points doublés lors des dernières étapes, et le vainqueur au cumul remportait le trophée. Pas de finale couperet, donc, mais un classement général à la manière du cyclisme.

En 2017, World Athletics change son fusil d’épaule et adopte un format championnat. Les meetings deviennent des qualifications, et tout se joue lors de finales. Pendant quelques saisons, celles-ci sont scindées en deux, entre Zurich et Bruxelles, chaque ville accueillant la moitié des disciplines.

Zurich, Eugene, Bruxelles : la rotation moderne

Depuis 2021, la finale est unique et se dispute sur deux jours, le nombre de disciplines rendant impossible une soirée unique. Elle tourne entre les grandes places du circuit : Zurich, puis Eugene aux États-Unis en 2023, Bruxelles en 2024, retour à Zurich en 2025 au stade du Letzigrund les 27 et 28 août, et de nouveau Bruxelles cette année.

Les Français et la Ligue de diamant : un club très fermé

Voilà une statistique qui remet les choses en perspective. Depuis la création du circuit en 2010, seuls cinq athlètes français ont décroché le Diamond Trophy.

AthlèteDisciplineTitres
Renaud LavillenieSaut à la perche7 (2010 à 2016)
Teddy TamghoTriple saut1 (2010)
Pascal Martinot-Lagarde110 m haies1 (2014)
Sasha Zhoya110 m haies1 (2024)
Jimmy Gressier3000 m1 (2025)

Autrement dit, Renaud Lavillenie représente à lui seul sept des onze trophées français. Sept saisons consécutives de domination sur le saut à la perche du circuit, entre 2010 et 2016. Une anomalie statistique dans l’histoire de l’athlétisme tricolore, et le rappel de ce qu’a été le règne du Clermontois avant l’ère Duplantis. Sa marque de sept trophées constitue d’ailleurs le record absolu du circuit, toutes nationalités confondues, et Noah Lyles est aujourd’hui en chasse.

Gressier, le dernier entré dans le club

Le cinquième nom de cette liste est le plus frais, et sans doute le plus parlant pour la génération actuelle. Le 28 août 2025, sur la piste du Letzigrund à Zurich, Jimmy Gressier a remporté le 3000 m de la finale en 7’36″78, au terme d’un sprint hallucinant.

Le scénario mérite d’être raconté. Placé dans le peloton de tête à l’entrée du dernier virage, le Boulonnais attend le démarrage du Suédois Andreas Almgren avant de lâcher ses dernières forces. Il déborde l’Américain Grant Fisher, médaillé olympique, et tient jusqu’à la ligne. L’écart final ? Trois centièmes sur Fisher, quatre sur Almgren. Le tout avec un dernier 400 m avalé en 54″78.

Lui qui avait longtemps la réputation de craquer dans les moments décisifs venait de régler deux mastodontes au sprint. Deux semaines plus tard, il devenait champion du monde du 10 000 m à Tokyo. Le lien de cause à effet est difficile à ignorer.

Jimmy Gressier vainqueur de la finale de la diamond league 2025 à Zurich

Zhoya, le précédent bruxellois qui donne des idées

Et voici le détail qui rend cette édition savoureuse. La dernière fois que la finale s’est tenue à Bruxelles, en 2024, un Français l’a emportée. Sur 110 m haies, Sasha Zhoya a profité de l’absence de l’épouvantail Grant Holloway pour s’offrir le Diamond Trophy, devenant à l’époque le quatrième Bleu de l’histoire à y parvenir, et le premier depuis Martinot-Lagarde dix ans plus tôt, sur la même distance.

 

Un héritage qui a du sens : sur les quatre trophées français hors perche, deux ont été remportés sur les haies hautes. C’est visiblement là que la France sait faire.

Une habitude de fin de saison

La délégation tricolore est devenue une habituée de l’exercice. Ils étaient neuf à Bruxelles en 2024, emmenés par Zhoya, Cyréna Samba-Mayela, Gabriel Tual et Rénelle Lamote. Ils étaient sept à Zurich l’an dernier : Azeddine Habz, Renaud Lavillenie, Jimmy Gressier, Agathe Guillemot, Nicolas-Marie Daru, Anaïs Bourgoin et Hilary Kpatcha.

Autrement dit, deux des cinq trophées français ont été décrochés lors des deux dernières éditions. La tendance est encourageante, et elle donne du sens à la présence tricolore attendue cette année.

Le prize money : combien gagne le vainqueur ?

C’est l’un des arguments du circuit, et il a été revu à la hausse cette saison.

La dotation de la finale

Sur l’ensemble de la saison 2026, la Diamond League distribue 9,24 millions de dollars. La finale de Bruxelles concentre à elle seule 2,24 millions, contre 500 000 dollars pour chacun des quatorze meetings de série.

Concrètement, la dotation par discipline se situe entre 60 000 et 100 000 dollars à Bruxelles, contre 30 000 à 40 000 sur un meeting classique. Le vainqueur d’une discipline standard empoche 30 000 dollars, et la somme est identique chez les hommes et chez les femmes, le circuit appliquant une stricte parité des primes.

Les disciplines Diamond+, le jackpot

Introduites en 2025, les disciplines Diamond+ sont des épreuves sélectionnées où les primes sont doublées. Nouveauté 2026 : leur nombre est passé de quatre à huit par meeting, ce qui élargit sérieusement le nombre d’athlètes concernés.

Dans ces disciplines, le vainqueur de la finale repart avec 60 000 dollars. En additionnant les primes promotionnelles versées aux têtes d’affiche, le circuit annonce environ 18 millions de dollars reversés aux athlètes sur l’ensemble de la saison.

Trophée vainqueur de la diamond league

Les enjeux : bien plus qu'un chèque

Et c’est là que ça devient intéressant, parce que l’argent n’est pas le seul motif de venir à Bruxelles.

Le Diamond Trophy et la wildcard mondiale

Le vainqueur de chaque discipline est sacré champion de la Diamond League et repart avec l’iconique Diamond Trophy. Il décroche également, sous conditions, une wildcard pour les Championnats du monde. Pour un athlète en délicatesse avec les minima de sa fédération, c’est une porte d’entrée qui vaut de l’or.

Le ticket direct pour Budapest

Voici l’élément que beaucoup oublient, et il change complètement la lecture de ce week-end. Les Ultimate Championships, la nouvelle compétition de World Athletics, se tiennent à Budapest du 11 au 13 septembre, soit six jours seulement après Bruxelles. Or les vainqueurs de la Diamond League 2026 obtiennent une invitation automatique pour cette compétition, aux côtés des champions olympiques 2024 et des champions du monde 2025.

Traduction : gagner à Bruxelles le 5 septembre, c’est valider dans la foulée son billet pour un rendez-vous doté de dix millions de dollars, avec 150 000 dollars pour chaque vainqueur. Rarement une victoire aura eu autant de conséquences en aussi peu de temps.

Reste la question de la gestion, parce qu’enchaîner deux finales majeures en huit jours n’a rien d’anodin. Certains arriveront à Budapest lessivés, d’autres lancés. C’est aussi ça, l’intérêt de la séquence.

Ce que la saison 2026 a déjà produit

Avant d’arriver à Bruxelles, le circuit a livré quelques soirées d’anthologie qui donnent une idée du niveau attendu.

Le meeting de Paris, le 28 juin à Charléty, restera comme l’un des sommets de l’année : Mondo Duplantis y a franchi 6,13 m, la Suissesse Audrey Werro a bouclé un 800 m en 1’53″80, l’Australien Cameron Myers a signé 3’28″00 sur 1500 m, tandis que Marileidy Paulino et Collen Kebinatshipi pulvérisaient les records du circuit sur 400 m. Trois records de la Diamond League en une seule soirée.

Le 18 juillet à Londres, Josh Kerr a effacé un record du monde vieux de vingt-sept ans en courant le mile en 3’42″66, premier homme sous les 3’43.

Et le 23 août en Silésie, l’Américain Ethan Strand a rappelé que le circuit sert aussi à faire émerger des noms nouveaux, en devançant Jakob Ingebrigtsen et Cole Hocker sur 1500 m.

Les séries en cours à surveiller

Trois compteurs méritent l’attention à Bruxelles. Mondo Duplantis vise un sixième Diamond Trophy consécutif au saut à la perche, ce qui commencerait à ressembler à une habitude. Noah Lyles peut égaler voire dépasser le record absolu de sept trophées sur le circuit, une marque que détient notamment Renaud Lavillenie. Quant à la Néerlandaise Femke Bol, elle arrive avec une série de victoires consécutives en Diamond League qui frôle la trentaine, et s’aventure désormais sur 800 m.

mondo-duplantis

Les athlètes et les épreuves à suivre

À l’heure où nous écrivons, les listes d’engagés définitives ne sont pas publiées. Mais au vu de la saison écoulée, quelques rendez-vous s’annoncent brûlants.

Les affiches probables

Sur la perche, Mondo Duplantis reste l’attraction absolue, lui qui a franchi 6,13 m à Paris cette saison et qui traque inlassablement un nouveau record du monde.

Sur le 800 m féminin, la Suissesse Audrey Werro a survolé l’été avec un ahurissant 1’53″80 à Paris, record de la Diamond League à la clé, et se pose en candidate crédible au plus vieux record du monde de l’athlétisme.

Le 1500 m masculin promet lui aussi du lourd. Le prodige australien Cameron Myers, auteur d’un 3’28″00 retentissant à Paris, croisera possiblement la route d’Ethan Strand, l’Américain qui vient de créer la sensation à Silésie en devançant Jakob Ingebrigtsen et Cole Hocker.

 

Ajoutez le Botswanais Collen Kebinatshipi sur 400 m, la Dominicaine Marileidy Paulino chez les femmes, la Nigériane Tobi Amusan sur les haies, et vous obtenez un plateau digne d’un championnat mondial.

Les Français en lice

Plusieurs Bleus ont les arguments pour figurer sur la Road to the Final. Azeddine Habz, régulier sous les 3’30 sur 1500 m cette saison, apparaît comme le mieux placé. Anaïs Bourgoin, recordwoman de France du 800 m depuis son 1’55″65 parisien, et Agathe Guillemot, recordwoman de France du 1500 m en 3’56″24, ont également marqué l’été.

Surveillez surtout Jimmy Gressier. Nuance de taille toutefois : le trophée qu’il a décroché à Zurich l’an dernier l’avait été sur 3000 m, une distance absente du programme bruxellois. Le Boulonnais devra donc défendre son rang sur le 5000 m du samedi soir, face notamment à Grant Fisher, l’homme qu’il avait devancé de trois centièmes en Suisse. Ajoutez Baptiste Thiery à la perche après son 5,93 m parisien, et Alizée Minard au javelot.

Agathe Guillemot record de France du Mile

Comment suivre la finale de la Diamond League en direct ?

En France, la diffusion est assurée par le groupe L’Équipe, partenaire du circuit, avec une retransmission en clair sur la chaîne L’Équipe et sur L’Équipe live, l’espace TV accessible depuis le site et l’application. La chaîne YouTube officielle de la Wanda Diamond League complète le dispositif selon les territoires.

Les résultats en temps réel sont publiés sur le site officiel du circuit tout au long des deux soirées.

FAQ

Quand a lieu la finale de la Diamond League 2026 ?

Les 4 et 5 septembre 2026, au stade Roi Baudouin de Bruxelles, dans le cadre de l’Allianz Mémorial Van Damme.

Comment fonctionne la finale de la Diamond League ?

Les athlètes accumulent des points durant la saison pour se qualifier, puis tout se joue en une seule épreuve à Bruxelles. Les points de la saison ne comptent plus : c’est un format winner-takes-all.

Combien gagne le vainqueur de la Diamond League ?

30 000 dollars dans une discipline standard, 60 000 dollars dans une discipline Diamond+, plus le Diamond Trophy.

Combien de disciplines à la finale ?

32 disciplines, réparties sur les deux soirées.

Que gagne-t-on d'autre en remportant la Diamond League ?

Le Diamond Trophy, une wildcard pour les Championnats du monde sous conditions, et une invitation automatique pour les Ultimate Championships de Budapest, qui se tiennent six jours plus tard.

Pourquoi le meeting de Bruxelles s'appelle-t-il Mémorial Van Damme ?

En hommage à Ivo Van Damme, demi-fondeur belge double vice-champion olympique à Montréal en 1976, mort dans un accident de la route à 22 ans en décembre de la même année. Le meeting a été créé en 1977 par un groupe de journalistes pour honorer sa mémoire.

Quels Français ont déjà gagné la Diamond League ?

Cinq : Renaud Lavillenie (perche, sept titres de 2010 à 2016), Teddy Tamgho (triple saut, 2010), Pascal Martinot-Lagarde (110 m haies, 2014), Sasha Zhoya (110 m haies, 2024) et Jimmy Gressier (3000 m, 2025).

Où aura lieu la finale de la Wanda Diamond League ?

Au stade Roi Baudouin de Bruxelles, en Belgique, dans le cadre de l’Allianz Mémorial Van Damme.

Quand aura lieu la prochaine Diamond League ?

La saison 2026 s’achève avec la finale de Bruxelles les 4 et 5 septembre. Le circuit reprendra ensuite au printemps suivant, généralement à la mi-mai, pour une nouvelle campagne de quinze meetings.

À quelle heure se déroule le meeting de la Diamond League à Londres ?

Le meeting londonien, disputé le 18 juillet 2026, se tient traditionnellement en début d’après-midi, heure britannique, avec une session principale s’étalant sur environ deux heures. Les horaires précis épreuve par épreuve sont publiés sur le site officiel du meeting dans les jours précédant la compétition.

Où regarder la finale de la Diamond League ?

Sur la chaîne L’Équipe et sur L’Équipe live, en clair et sans abonnement.

 

Deux soirées, trente-deux trophées, et des athlètes qui savent qu’une seule course peut effacer ou couronner quatre mois de saison. Bruxelles fête ses cinquante ans de la meilleure des manières : en organisant la soirée où tout le monde a quelque chose à perdre

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