FR ES
Running

Marathon de New York 2026 : startlist, parcours et favoris

Compare les meilleures offres de running sur The Running Collective

Marathon de New York 2026 : le guide complet du dernier Major de l'année

C’est le rendez-vous qui referme la saison des marathons. Le dimanche 1er novembre 2026, la 55e édition du TCS New York City Marathon s’élancera de Staten Island pour traverser les cinq arrondissements de la ville.

 

Et cette année, l’affiche est particulièrement riche : les deux tenants du titre sont de retour, le plateau masculin compte une vingtaine d’hommes sous les 2h06, et surtout l’un des meilleurs coureurs de fond européens y découvre la distance. Tour d’horizon complet.

marathon-new-york-2025

New York, le Major qui ne ressemble à aucun autre

Un parcours fait pour la bagarre, pas pour le chrono

C’est la caractéristique essentielle à comprendre. Contrairement à Berlin, Chicago ou Valence, New York n’est pas une course au chrono. Le parcours est vallonné, truffé de ponts, et surtout il n’y a pas de lièvres. Aucun temps réalisé ici ne s’est jamais approché à moins de cinq minutes du record du monde.

Le tracé part de Fort Wadsworth, sur Staten Island, franchit le pont Verrazzano, traverse Brooklyn, le Queens, remonte First Avenue dans le Bronx puis Manhattan, avant de se terminer dans Central Park. Cinq arrondissements, et une succession de montées qui font mal là où ça compte.

 

Ce qui en découle est simple : à New York, on ne court pas contre la montre, on court contre les autres. C’est une course de placement, de patience et de finish.

La plus grande course du monde, ou presque

L’an dernier, l’épreuve avait réuni 59 226 finishers, ce qui constituait alors le record mondial du plus grand marathon. Un record depuis repris par Londres en avril dernier avec 59 830 arrivants.

Compare les meilleures offres de running sur The Running Collective

La startlist masculine : une densité impressionnante

Le plateau masculin est l’un des plus fournis de l’année, avec une vingtaine d’athlètes sous les 2h06.

Les favoris

AthlèteRecord personnel
Benson Kipruto 🇰🇪2h02’16
Deresa Geleta 🇪🇹2h02’38
CyBrian Kotut 🇰🇪2h03’22
Zouhair Talbi 🇺🇸2h03’45
Abdi Nageeye 🇳🇱2h04’20
Geoffrey Kamworor 🇰🇪2h04’23
Iliass Aouani 🇮🇹2h04’26
Huseydin Mohamed Esa 🇪🇹2h04’39
Conner Mantz 🇺🇸2h04’43
Kengo Suzuki 🇯🇵2h04’56

Benson Kipruto revient défendre un titre conquis dans des conditions irréelles : il s’était imposé l’an dernier pour trois centièmes de seconde, l’arrivée la plus serrée de l’histoire de l’épreuve. Il a depuis pris la troisième place à Boston en avril, sous l’ancien record du parcours.

Face à lui, Geoffrey Kamworor, double vainqueur ici, connaît le tracé par cœur. Et Conner Mantz, recordman d’Amérique du Nord, portera les espoirs américains à un an et demi des sélections olympiques.

 

À noter aussi la présence de quatre recordmen nationaux : Nageeye pour les Pays-Bas, Aouani pour l’Italie, Mantz pour les États-Unis et Peter Lynch pour l’Irlande.

Les outsiders et les Américains

Derrière, le peloton reste dense : Yemaneberhan Crippa (2h05’18), Edward Cheserek (2h05’24), Ryota Kondo (2h05’39), Ryan Ford (2h05’46) et Joe Klecker (2h05’56). Côté britannique, Patrick Dever (2h06’18) et Jack Rowe (2h07’47) viennent chercher un résultat.

 

On signalera encore Paul Chelimo, médaillé olympique sur piste reconverti sur route, Jared Ward et Sam Chelanga, figures du marathon américain.

Andreas Almgren, le débutant le plus attendu

C’est l’histoire de cette édition, et elle mérite qu’on s’y attarde.

Qui est-il ?

Le Suédois de 31 ans est devenu en douze mois l’un des meilleurs coureurs de fond de la planète. Il détient trois records d’Europe : le 5000 m, le 10 km sur route en 26’45 et le semi-marathon en 58’41, devenant le premier Européen sous les 59 minutes.

 

Ajoutez un bronze mondial sur 10 000 m à Tokyo en 2025, à 25 centièmes de l’or, et surtout un titre européen à Birmingham en août dernier, conquis en 27’23″44, record des championnats, avec plus de 19 secondes d’avance. Il avait mené neuf kilomètres en solitaire et pris un tour à tout le peloton sauf six coureurs.

Pourquoi New York pour ses débuts ?

Le choix n’a rien d’anodin, et il est parfaitement assumé. Almgren ne voulait pas d’un contre-la-montre. Son raisonnement, tel qu’il l’a exposé : à Valence, il serait devant cent mètres avant que les Africains ne s’envolent et le battent de quatre minutes. À New York, il peut jouer une place.

 

Et le parcours sert ses qualités. Une course sans lièvres, qui part lentement et se décide sur une attaque dans Central Park, récompense le finish. Or Almgren possède un record personnel de 1’45″59 sur 800 m et un bronze mondial junior sur la distance. Il a choisi le seul Major où sa vitesse de base devient une arme.

Andreas Almgren champion du monde du semi marathon copenhague 2026

Sa préparation

Onze semaines seulement entre les Championnats d’Europe et New York, là où ses concurrents en ont le double. Deux jours de repos après Birmingham, puis retour immédiat dans le volume.

Il annonce un pic autour de 220 à 230 kilomètres par semaine, ce qui reste proche de son record hivernal de 213 km. Ce qui change, c’est la nature du travail : davantage de sorties longues, jusqu’à 37 km avec des répétitions placées en fin de séance.

 

Sa priorité absolue reste la nutrition. Il s’entraîne toute l’année à 120 grammes de glucides par heure, boit pendant ses répétitions et non entre elles, et installe une table sur la piste pour s’exercer à attraper les bidons en courant.

Ce qu'il peut espérer

Il est lucide, et l’a répété : il reconnaît un risque réel d’exploser, et compte y aller avec ce qu’il appelle « une naïveté enfantine ». Son plan est de rejoindre le groupe de tête et de voir combien de temps il tient. Sa crainte identifiée : les bosses de Central Park, où, selon ses propres mots, beaucoup de coureurs sont morts après s’être sentis frais au 35e kilomètre.

Le record de Suède, les 2h05’57 de Suldan Hassan, lui tend les bras. Mais à New York, personne ne vient chercher un chrono.

 

Il n’est d’ailleurs pas le seul novice : Patrick Kiprop et Ahmed Muhamed découvrent aussi la distance.

La startlist féminine

Chez les femmes aussi, la tenante du titre est de retour.

AthlèteRecord personnel
Hellen Obiri 🇰🇪2h15’53
Sheila Chepkirui 🇰🇪2h17’29
Gotytom Gebreslase 🇪🇹2h18’11
Viola Cheptoo 🇰🇪2h19’05
Edna Kiplagat 🇰🇪2h19’50
Mercy Chelangat 🇰🇪2h20’30
Jessica McClain 🇺🇸2h20’49

Hellen Obiri reste la référence absolue de ce type de parcours exigeant, elle qui s’est bâti un palmarès sur Boston et New York plutôt que sur les circuits rapides. Jess McClain mène le contingent américain avec le meilleur chrono national depuis les Jeux de Paris.

 

Deux débuts à suivre également : Weini Kelati, huitième du 10 000 m aux Jeux de Paris, et Cailie Hughes.

L'absence qui change la donne

Un nom manquera à l’appel, et pas des moindres. Sifan Hassan, championne olympique du marathon à Paris, ne sera pas au départ. La Néerlandaise figurait pourtant parmi les têtes d’affiche annoncées en août.

 

Son forfait retire à la course sa plus grosse attraction et renforce mécaniquement le statut de favorite d’Hellen Obiri, déjà tenante du titre et détentrice du record du parcours.

Hellen Obiri marathon de New York 2025

Et les Français ?

Autant le dire franchement : aucun athlète français ne figure dans l’élite de cette édition, ni chez les hommes ni chez les femmes. Le marathon de New York, avec son parcours difficile et son absence de lièvres, attire traditionnellement peu les Bleus, qui privilégient les circuits rapides pour chasser les minima.

Prize money et infos pratiques

Le vainqueur de chaque catégorie empoche 100 000 dollars, montant identique chez les hommes et chez les femmes. New York Road Runners dote par ailleurs la catégorie non binaire.

 

Les épreuves en fauteuil ouvrent la journée, avec chez les hommes le septuple vainqueur Marcel Hug et l’Américain Daniel Romanchuk, triple lauréat, et chez les femmes Tatyana McFadden, cinq fois victorieuse ici.

Le parcours : l'itinéraire complet des cinq boroughs

Un tracé point à point à travers la ville

Le marathon de New York est l’un des rares Majors à se courir en point à point, et non en boucle. Les 42,195 km relient Staten Island à Central Park en traversant les cinq boroughs de la ville.

Le départ est donné à Fort Wadsworth, sur Staten Island, par l’ascension immédiate du pont Verrazzano-Narrows, qui impose d’emblée une soixantaine de mètres de dénivelé dès le premier kilomètre. La vue sur la baie et la statue de la Liberté est spectaculaire, les jambes un peu moins enthousiastes.

Le peloton bascule ensuite dans Brooklyn, où il passe par Bay Ridge et remonte la Fourth Avenue sur une longue portion rectiligne qui occupe près de la moitié de la course. C’est là que l’ambiance commence vraiment.

Le pont Pulaski fait entrer dans le Queens au passage du semi-marathon. Puis vient le morceau redouté : le pont de Queensboro, autour du 25e kilomètre, une montée longue et silencieuse qui débouche sur First Avenue, dans Manhattan, où le mur sonore du public remet brutalement les coureurs en mouvement.

 

Court détour par le Bronx via le pont de Willis Avenue, retour sur Manhattan par le pont de Madison Avenue, puis descente de la Fifth Avenue avant l’entrée dans Central Park, où est jugée l’arrivée.

Parcours marathon de New York 2026

Quel est le dénivelé du marathon de New York ?

Comptez environ 250 mètres de dénivelé positif, concentrés presque exclusivement sur les cinq ponts du parcours. C’est deux fois et demie plus que Berlin ou Chicago, qui affichent moins de cent mètres.

Mais le chiffre brut ne dit pas tout. La vraie difficulté vient de la répartition : les montées tombent exactement là où les jambes commencent à négocier, notamment Queensboro au 25e kilomètre et la Fifth Avenue après le 35e.

Pourquoi le marathon de New York est-il si difficile ?

Trois facteurs se cumulent, et c’est leur addition qui compte.

Le dénivelé et les ponts, on vient de le voir. L’absence totale de lièvres, qui oblige chacun à gérer son effort sans assistance. Et la météo : le premier dimanche de novembre, le thermomètre oscille généralement entre 5 et 14 degrés au départ, avec un vent qui peut devenir redoutable sur les ponts, totalement exposés.

 

Pour mesurer l’exigence du parcours, un chiffre suffit : le temps moyen des finishers avoisine 4h40, nettement au-dessus de ce qu’on observe sur les circuits rapides.

Histoire et palmarès

De 127 coureurs à la plus grande course du monde

La première édition remonte à 1970. À l’époque, les coureurs tournaient en quatre boucles dans Central Park, l’inscription coûtait 1 dollar, et sur 127 partants seuls 55 terminèrent. Le premier vainqueur s’appelait Gary Muhrcke.

Il faut attendre 1976 pour que le parcours s’étende aux cinq boroughs, dans la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. L’épreuve est depuis devenue la plus grande course du monde, avec plus de 59 200 finishers en 2025, record absolu à l’époque.

 

Autre date à retenir, pour de mauvaises raisons : l’édition 2012 fut annulée en raison du passage de l’ouragan Sandy.

Les records du parcours

 DétenteurChronoAnnée
HommesTamirat Tola 🇪🇹2h04’582023
FemmesHellen Obiri 🇰🇪2h19’512025

Le record féminin est donc tout récent. Obiri a effacé l’an dernier les 2h22’31 de Margaret Okayo, une marque qui résistait depuis 2003. Et elle sera au départ dimanche pour tenter de récidiver.

 

À noter enfin un palmarès hors norme : la Norvégienne Grete Waitz a remporté l’épreuve neuf fois.

Comment s'inscrire au marathon de New York ?

C’est l’un des marathons les plus difficiles d’accès au monde, et les chiffres le confirment : le NYRR a reçu plus de 240 000 candidatures pour la seule loterie 2026, un record historique.

Les quatre voies d'accès

La loterie, gratuite, ouverte à tous. La fenêtre d’inscription se situe traditionnellement en début d’année, les résultats étant communiqués dans les semaines suivantes. Les chances d’être tiré au sort sont désormais très faibles.

Les temps qualificatifs, qui offrent une entrée garantie selon l’âge et le sexe, sur la base d’un marathon ou d’un semi certifié.

Le programme 9+1, réservé aux membres des New York Road Runners : disputer neuf courses NYRR dans l’année et faire du bénévolat sur une dixième garantit une place pour l’année suivante. C’est la voie préférée des New-Yorkais.

Les dossards caritatifs, sans frais d’inscription fixes mais avec un engagement de collecte situé entre 2 500 et 5 000 dollars selon l’association.

 

S’y ajoutent les voyagistes officiels, qui proposent des packages incluant dossard, vols et hébergement. Une solution coûteuse mais sans aléa.

Et pour 2027 ?

L’épreuve se tenant le premier dimanche de novembre, l’édition 2027 devrait logiquement tomber le 7 novembre 2027. La loterie ouvrira, comme chaque année, en début d’année civile.

Horaires de départ et diffusion

À quelle heure part le marathon ?

Le premier départ est donné à 8h00, heure de New York, avec les épreuves en fauteuil, suivies des élites puis des vagues successives de coureurs.

Compte tenu des cinq heures de décalage, cela correspond à un premier départ vers 13h00 heure française, les élites s’élançant ensuite dans l’heure qui suit. Un horaire particulièrement confortable pour suivre la course depuis l’Europe.

 

Les participants disposent d’un délai maximum de 8h30 après le départ de la dernière vague pour franchir la ligne.

Sur quelle chaîne regarder le marathon de New York ?

Aux États-Unis, la diffusion est historiquement assurée par ESPN et la chaîne locale WABC-TV. En France, aucune diffusion télévisée n’est garantie, mais le streaming officiel reste la solution la plus fiable.

 

Pour suivre un coureur en particulier, l’application officielle du TCS New York City Marathon permet un tracking en temps réel par numéro de dossard, avec les temps de passage intermédiaires.

FAQ

Quand aura lieu le prochain marathon de New York ?

Le dimanche 1er novembre 2026, pour la 55e édition. L’épreuve se tient traditionnellement le premier dimanche de novembre, ce qui situerait l’édition 2027 au 7 novembre.

Quand s'inscrire au marathon de New York ?

La loterie ouvre en début d’année civile, pour une fenêtre d’environ un mois, avec des résultats communiqués dans les semaines suivantes. L’inscription au tirage est gratuite.

Quel est le prix pour participer au marathon de New York ?

Les frais d’inscription s’appliquent de façon identique quel que soit le mode d’entrée, loterie, temps qualificatif ou programme 9+1. La voie caritative fonctionne différemment, sans frais fixes mais avec un engagement de collecte de 2 500 à 5 000 dollars.

À quelle heure a lieu le départ du marathon de New York ?

Le premier départ est donné à 8h00 heure locale, soit environ 13h00 en France, avec des vagues successives ensuite.

Sur quelle chaîne regarder le marathon de New York ?

Aux États-Unis sur ESPN et WABC-TV. Depuis la France, privilégiez le streaming officiel et l’application du marathon pour le suivi des coureurs.

Quelle est la difficulté du marathon de New York ?

Environ 250 mètres de dénivelé concentrés sur cinq ponts, aucun lièvre, et une météo de novembre imprévisible. Le temps moyen des finishers tourne autour de 4h40.

Quel est le record du marathon de New York ?

2h04’58 chez les hommes, par Tamirat Tola en 2023, et 2h19’51 chez les femmes, par Hellen Obiri en 2025.

Quelle est la distance du marathon de New York ?

42,195 km, la distance officielle du marathon, sur un parcours point à point reliant Staten Island à Central Park.

Pourquoi le marathon de New York est-il considéré comme difficile ?

Parce que le parcours est vallonné, qu’il enchaîne les ponts, et surtout qu’il se court sans lièvres. Aucun chrono réalisé ici ne s’est approché à moins de cinq minutes du record du monde.

Qui a gagné le marathon de New York en 2025 ?

Benson Kipruto chez les hommes, pour trois centièmes de seconde, l’arrivée la plus serrée de l’histoire de l’épreuve, et Hellen Obiri chez les femmes. Les deux vainqueurs du marathon de New York 2025 sont au départ cette année.

Pourquoi Andreas Almgren fait-il ses débuts à New York ?

Parce qu’il voulait une course et non un contre-la-montre. Son objectif est une place, pas un chrono, et le format new-yorkais, qui se décide sur une attaque tardive, convient à sa vitesse de base héritée du 800 m.

Combien gagne le vainqueur du marathon de New York ?

100 000 dollars, à parts égales entre hommes et femmes.

Combien de coureurs participent au marathon de New York ?

Environ 59 000 finishers l’an dernier, ce qui en faisait alors le plus grand marathon du monde, titre depuis repris par Londres.

 

Un parcours qui casse les jambes, aucun lièvre pour aider, cinq arrondissements à traverser et un Suédois qui débarque avec trois records d’Europe dans la poche. Le dernier Major de l’année s’annonce comme le plus imprévisible.

Rafael Le MoalRL
Rafael Le Moal

Rafael est rédacteur chez The Running Collective, actuellement en alternance dans le cadre d'un master de journalisme. Il couvre l'actualité running sur le blog : résultats de courses, performances des athlètes élite et news des grandes marques. Athlète et triathlète, il pratique la course à pied avec des chronos solides : 33'53 sur 10 km, 1h14'35 sur semi-marathon et 2h50'13 sur marathon. Une double culture sport individuel et triathlon qui nourrit sa compréhension des enjeux de performance et d'équipement propres aux coureurs exigeants.

Tous ses articles →

À lire ensuite

Voir tout →